Mois : novembre 2017

Flash Fiction inspirée par vous

Ils se sont connus à la maternelle, ne se sont pas quittés pendant le primaire, se sont éloignés au collège, et retrouvés au Lycée.

Plus jamais ils ne se sont séparés.

Et quand ils s’assoient dans ce train,
quand ils discutent,
quand ils pouffent,
quand elle finit par poser sa tête sur son épaule,
quand il l’attire plus près de lui, que ses lèvres effleurent ses cheveux,
quand elle sourit d’aise,
quand il ferme les yeux

L’évidence est pour tout le monde : ces deux-là sont vraiment nés l’un pour l’autre.

Joyeux anniversaire !

Aujourd’hui c’est mon anniversaire…. 40 ans… un âge un peu difficile pour moi qui dans ma tête n’ai pas même 30 ans.

Je réalise à quel point la vie a défilé sans que je lui accorde l’attention qu’elle méritait.

Alors je pense qu’aujourd’hui est un bon jour pour faire le point.

Mes accomplissements

1. Mon plus vieux rêve était d’aller aux Etats-Unis, et plus particulièrement, à New York.

En 2002, j’ai foulé pour la première fois le sol américain, mais en Californie. A New York je suis allée, en 2010.

En tout et pour tout, je suis allée quatre fois aux Etats-Unis. J’ai été en Californie, dans le Nevada, en Arizona, au Texas, en Louisiane, en Floride, dans l’état de New York, dans le Massachusetts. J’ai vu le grand Canyon, marché sur Hollywood boulevard, visité les casinos de Las vegas, pris un bateau aux chutes du Niagara, fait une croisière et vu la statue de la Liberté.

Je  n’en ai pourtant pas encore fini avec ce pays. Je rêve encore d’aller au Yellowstone, de voir le Mont Rushmore, de séjourner en Alaska et à Hawaï.

2. Le goût des voyages m’est venu après un premier séjour entre amis en Martinique. Après cela, je me suis rendue en Guadeloupe, à Cuba, en Australie, au Costa Rica, en Grèce, en Croatie, en Egypte, au Maroc, aux Canaries, à Londres, à Amsterdam/Rotterdam. J’ai aussi passé quelques heures à Venise.

Les pays qui me font encore de l’œil sont le Canada, l’Inde (bien que je redoute le climat), l’Islande, le Mexique, l’Afrique du sud.

3. J’ai voulu parler anglais et j’ai réussi à l’apprendre toute seule au point que maintenant je lis plus de livres en anglais qu’en français.

4. Ce n’est pas un mystère pour vous : j’ai toujours voulu écrire. Aujourd’hui, j’ai 11 romans à mon actif et deux histoires courtes.

5. J’ai toute ma vie redouté l’accouchement. Pour tout vous dire, j’ai même douté d’avoir un jour un enfant. Pourtant je suis maman d’un petit bonhomme d’aujourd’hui 6 ans avec lequel j’ai une relation très fusionnelle. Mon accouchement tant craint a été épique mais qu’importe, j’en garde malgré tout un très bon souvenir.

6. La femme que je suis aujourd’hui a accumulé un certain nombre de connaissances dont elle est fière, des connaissances en matière informatique (j’ai crée ce site toute seule), et de développement personnel (je gère de mieux en mieux certains de mes blocages).

Mes contradictions

1. J’étais une fille de la ville, fascinée par les tours du quartier d’affaires de La Défense. Tous les soirs, j’admirais la skyline depuis ma fenêtre. Je rêvais de buildings, mais depuis presque 10 ans maintenant, je vis dans une maison, dans un bourg, à 50 km de Paris.

2. Je suis littéraire dans l’âme, je fais du droit des sociétés depuis 17 ans environ.

3. J’ai mon permis de conduire depuis l’âge de 18 ans mais n’ai jamais conduit de ma vie.

Mon handicap

Toutes ces années, ma tête ne m’aura laissé aucun répit. Elle aura gâché de nombreuses soirées, m’aura empêchée de m’amuser comme les autres. Elle aura ruiné un tas d’heures, de jours, de week-ends qui ne reviendront plus.

Mes rêves non (encore) réalisés

1. Je rêche d’avoir une maison au bord de l’eau, lac ou mer peu m’importe… Quoique j’avoue avoir une préférence pour la mer mais je crois que le sel marin abîme les habitations, et parfois quand le climat s’en mêle, le bord de mer est le premier dévasté alors…

2. J’aspire à être auteur-entrepreneur, financièrement indépendante. Pour ceux qui savent ce que c’est, je rêve à sortir de la rat race.

Alors où je vais maintenant ?

Pour la première fois de ma vie, j’ai un objectif clair et précis. Je sais ce que je veux.

Avant je me laissais porter. J’avançais gaiement, avec une certaine insouciance. Mes buts étaient les voyages que je faisais tous les ans, être entre amis… bref rien d’extraordinaire en soi. J’étais la passagère dans la voiture qu’est mon existence.

Je viens de changer de siège et occupe maintenant la place du conducteur.

Savoir ce que je veux a longtemps été un problème pour moi. Ce n’est plus le cas. Il m’aura tout de même fallu 40 ans pour y arriver.

Comme l’a dit Steve Jobs : Vous ne pouvez pas relier les points en regardant en avant, vous ne pouvez le faire qu’en regardant en arrière.

Toutes ces années passées, ces expériences, ces moments d’euphorie et ces passages à vide, ces doutes, ces questions, ces tentatives… Tout cela avait donc pour but de m’emmener ici.

À ce moment précis.

Ce à quoi j’aspire

1. Conduire… Parce qu’il n’est que trop temps

2. Avoir ma maison au bord de l’eau

3. Être cette femme qui a su quitter la rat race, qui est devenue sa patronne, qui a du succès.

4. Inspirer et aider les autres en commençant par la personne la plus importante dans ma vie, mon fils. Lui donner les moyens de chercher et de trouver (ou de fabriquer) les clés qui entreront dans la serrure des portes qu’il aura choisi d’ouvrir.

Comment ?

Je l’ai souvent lu et entendu, maintenant c’est mon plan : passer massivement à l’action.

Flash Fiction inspirée par vous

Tous les matins c’est la course. Steven file au bureau pendant qu’elle conduit les jumelles chez la nourrice. Puis elle roule en direction du parking de la gare et se presse dans le premier RER qui arrive. Faisant fi des autres passagers, elle sort sa trousse de maquillage. L’image que lui renvoie son miroir de poche la satisfait. Elle a belle allure. La tenue est élégante, le visage, radieux maintenant qu’il est paré de quelques artifices. Elle est classe et elle le sait.
Après avoir rangé sa petite trousse, elle fouille un sac en toile, à la recherche de son petit-déjeuner : une banane et une compote à boire. Son café, elle le prendra comme d’habitude dans cette enseigne venue d’Amérique qui fait fureur. L’odeur de la banane peut incommoder; elle n’en a cure. Après avoir mangé, elle pose la peau et le sachet de compote sur le rebord de la fenêtre, met ses écouteurs et lance son application musicale favorite. Pendant les vingt minutes suivantes, elle plonge dans une bulle de bien être.
Le train approche de sa station. Comme tous les matins, elle rouvre les yeux, retire ses écouteurs, ramasse ses affaires. Dès qu’il est à l’arrêt, elle se lève promptement et se presse dans le couloir.
— Madame ? fait quelqu’un dans son dos.
Elle se retourne, découvre un homme qui pointe du doigt les vestiges de son petit-déjeuner. Vivement, elle se détourne et avance.
— Ça joue les grandes dames et c’est dégueulasse !
Les joues en feu, elle fonce jusqu’au quai, puis jusqu’à l’escalator, en prenant soin d’éviter tout contact visuel.
Dans quelques secondes, tout sera oublié.

J’ai lu : On the line

Résumé (de la version française)

Elle a reçu le tennis en héritage. Son père, Richard Williams, fils d’un métayer de Louisiane, a étudié ce sport dans les livres et les vidéos d’apprentissage, puis frappé la balle avec sa femme Oracene avant de l’enseigner à ses enfants. Pour lui, le tennis était le seul moyen de sortir sa famille de la misère.
Dès le plus jeune âge, Serena s’est entraînée avec sa soeur Venus pendant des heures dans la banlieue malfamée de Los Angeles, sur des courts publics jonchés de seringues souillées et de bris de bouteilles.
À 9 ans, Serena avait déjà gagné plusieurs championnats régionaux.
Son père se vantait de coacher les deux meilleures joueuses du monde. Et il avait raison. Les professionnels du tennis regardaient d’un œil méfiant cette incroyable ascension, mais Serena jouait avec une telle détermination qu’elle finit par les convaincre.
À 28 ans, Serena Williams a remporté les plus prestigieux tournois, dont un « Grand Chelem », dans les pires tourments. Nombreuses blessures physiques et morales, assassinat de sa sœur Yetunda, critiques acerbes de son entraînement peu orthodoxe, de son goût de la mode et de ses racines africaines : elle a toujours fait face.

Aujourd’hui en tête au classement mondial de l’ATP, elle entame un nouveau chapitre de sa carrière.

Mon avis :

→ Sur la forme :

Comme je comprends l’anglais, je l’ai lu dans sa version originale. Même si je ne suis pas bilingue, je n’ai eu aucun mal à suivre le récit. Il est facile d’accès, et se lit sans prise de tête.

J’ai particulièrement aimé ce que Serena appelle “match book entry”. Ce sont des petites phrases qu’elle écrit en particulier avant chaque match :

voici quelques exemples que je vous traduits : “tu a 7 titres du grand chelem. Tu es numéro 1. Joue avec un objectif. Tu avanceras. Tu regarderas les balles. Tu es la meilleure au monde. Tu es exceptionnelle. Cela dépend de toi, et uniquement de toi, si tu gagnes. Tu es là pour gagner, pas elle. (…) Tu te battras sur tous les points. Tu n’auras pas peur. Ce n’est pas dans ton vocabulaire. Ce n’est pas dans ta nature. Ce n’est pas en toi, point barre. AUCUNE PEUR !”

“Que ferais-tu si tu n’avais pas peur ?”

“Respire. Souviens-toi, il a y tellement de choses plus importantes ! C’est si petit à côté.”

→ Sur le fond :

J’aime bien le tennis, et j’aime Serena Williams, raison pour laquelle j’ai acheté son autobiographie. Ce que j’ignorais c’est que dans son livre je trouverai tellement d’allusion à des thèmes que je retrouve dans le développement personnel. On se rend compte que travailler durement est une des clés, que le mental en est une autre, et que la réussite n’est pas quelque chose qui arrive un jour, un peu au hasard.

Serena raconte sa vie, avec ses hauts et ses bas, sa complicité avec toutes ses sœurs et en particulier Vénus, les multiples rumeurs qui ont entouré son ascension et elle de Vénus, ce qu’elles ont éprouvé et comment elles y ont fait face. Elle évoque aussi la mort par balle de sa sœur Ytunde, le divorce de ses parents, ses blessures physiques – et morales. On découvre aussi la pression d’un sponsor et apprenons que Federer est un type super chouette (je n’en doutais pas vraiment 🙂 )

Bref, c’est le genre d’autobiographie que j’aime parce qu’elle se lit facilement, qu’elle est truffée de détails et d’anecdotes, et qu’elle est divertissante et ne même instructive car elle porte en elle un message d’espoir : qui veut, travaille et ne renonce pas, peut.

Je vous parlerai une prochaine fois de Shoe Dog, l’autobiographie de Phil Knight que j’ai beaucoup aimée aussi. Qui est Phil Knight ? Rien moins que le cofondateur de Nike.

Lire des autobiographies de personnes qui sont considérées comme des succès est je le pense un bon moyen de nourrir son esprit et de développer une attitude qui est plus dans le positif et la détermination plutôt que dans le renoncement. Je remarque d’ailleurs que beaucoup ont des points communs : elles ne sont pas nées avec une cuillère d’argent dans la bouche, elles avaient un rêves et ont bataillé dur pour le réaliser.

Je ne sais pas vous, mais personnellement, ces personnalités m’inspirent beaucoup.

 

Flash Fiction inspirée par vous

Depuis l’enfance, elle avait le sommeil si lourd que rien, jamais, ne venait le perturber. Ni l’orage, ni le tonnerre, ni les klaxons des voitures. Depuis toujours, contrairement à ses sœurs, ses nuits étaient paisibles.

Pas étonnant alors que le jour où elle a appris sa grossesse, elle ait paniqué. Et si son enfant pleurait ? S’il la réclamait ? S’il avait faim, soif ou pire, s’il était malade ? Est-ce qu’elle l’entendrait ?

Terrifiée à l’idée que son sommeil ne serait même pas troublé par les appels de son bébé, elle avait pleuré dans les bras de sa maman.

“Quel genre de mère serai-je si je n’entends même pas les cris de mon enfant ?”

Avec un sourire qui en disait long, sa mère l’avait rassurée. Elle, pourtant, avait continué de douter, et de craindre comme jamais ces nuits au sommeil trop profond.

Depuis qu’elle a donné naissance à Aurélie, elle a la réponse. Et tandis qu’elle dénoue son écharpe, la roule en boule et la coince entre la vitre du RER et sa tête pour terminer sa nuit, elle se rappelle les paroles de sa mère et sourit.

” Maman c’est bien toi qui avais raison. “