Auteur : Maude

J’ai lu : La danse de la tarentule, de Claire Blanchard

Résumé : Quel drame a poussé Émilie à rompre les liens avec sa famille maternelle? Cela fait plus de vingt ans que la jeune femme n’a pas gravi les marches du manoir de son enfance, lorsque sa mère y rend son dernier souffle.  Un flot d’images se déverse dans sa mémoire.  L’Inde, Le Croisic, Paris ; et un fil conducteur : celui que tisse obstinément une mère oppressante, imprévisible, tarentule harceleuse au venin quotidien, qui jamais ne perd de vue sa proie, centre de sa ronde maléfique, sa danse funeste. Comment se construire lorsqu’une mère aimée au-delà de tout, au-delà du pire, inocule paroles et gestes toxiques que sécrète une folie sournoise et quotidienne ? L’impasse d’une naissance dans l’amour maternel peut-elle interdire de renaître à la vie ? Un récit poignant et percutant ! 

Mon avis :

→ Sur la forme :

L’écriture de Claire Blanchard est très agréable. Elle nous fait plonger la tête la première dans son récit. Au travers de sa plume, nous éprouvons les émotions d’Emilie, la narratrice. Nous ressentons l’espoir, la peine, la désillusion, la souffrance, l’amour, la rancœur, la violence. Le voyage émotionnel est intense, du début à la fin.

→ Sur le fond :

Emilie apprend le décès de sa mère. Avec ses enfants, elle retourne au Croisic, lieu de son enfance, pour assister à ses funérailles. Fatalement, les souvenirs refont surface. La maltraitance, les violences psychologiques et physiques, les brimades, les privations, les insultes à répétitions, les coups, la perte des êtres chers, le manque cruel d’amour… rien n’est épargné à la jeune Emilie. Et quand l’espoir d’un avenir meilleur surgit, il est réduit à néant par un nouveau coup du destin.

L’histoire aborde sans détour le sujet de la maltraitance infantile. Elle évoque les schémas qui se reproduisent de mère en fille. Elle parle aussi de ces familles bancales qui partagent de lourds secrets, de ces drames qu’il faut surmonter et des apparences qu’il faut toujours sauver.

Je vous assure qu’une fois commencé, vous serez tellement pris.e aux tripes que vous ne pourrez plus lâcher ce roman. Il est intense, bouleversant et tellement bien écrit qu’il transpire le réalisme. Pour tout vous dire, si Claire Blanchard écrivait une suite dans laquelle elle nous racontait par le menu, comment Emilie est devenue la femme qu’elle est aujourd’hui, je me précipiterais dessus sans réfléchir à deux fois.

C’est donc sans la moindre hésitation que je vous recommande La Danse de la tarentule.

Mon coup de cœur de ce début d’année

Flashback sur janvier

Difficile de réaliser qu’un mois s’est écoulé et cependant, janvier 2019 est bel et bien derrière nous.

Au cours de ce dernier mois, j’ai quelque peu délaissé le blog mais c’est pour une bonne cause : j’ai renoué avec l’écriture… je vous en parle tout de suite dans ce récap du mois de janvier.

En janvier 2019, j’ai donc :

♥ retrouvé un peu de ma créativité ! Après le flop du nanowrimo, je me sentais vide, fatiguée, en manque total d’inspiration. Au début de l’année, cela n’allait guère mieux : j’ai commencé à écrire un projet d’histoire que je me réservais… pour le nanowrimo 2019. Pas de pression, rien de sérieux donc.

Et puis, un retour sur mes objectifs de cette année m’ont poussé à reprendre la plume pour écrire une histoire qui serait plus courte que mes romans habituels, qui représenterait mon univers sans pour autant être estampillée “Une femme, un destin” et qui serait gratuite.

Je me suis donc laissé embarqué après un premier chapitre venu très vite, tout naturellement même ; en cette fin de mois, le premier jet de l’histoire est écrit ! #dansedelajoie.

♥ dit oui après avoir pensé non! à une invitation pour participer à un salon de l’autoédition dans ma ville. Approchée par une autrice, je vous confesse avoir d’abord voulu refuser avant de réaliser quelle énorme bêtise j’aurais faite. #unpeudebonsens!

♥ rejoint le club des masterclass de Julie Huleux, un espace d’échange et d’entraide destiné aux autrices et aux auteurs

♥ me suis inscrite à un coaching offert par Julie Huleux (une première pour moi !!!)

♥ sorti de l’abonnement KDP SELECT proposé par Amazon trois de mes romans : Une raison d’espérer, Le prix à payer et Ces rencontres-là et les ai publiés sur Kobo

En gros en janvier, j’ai abordé ma carrière de romancière sous un nouveau jour.

En ce début d’année, j’ai poursuivi mes lectures plaisir. J’ai ainsi découvert la plume de Marjorie Levasseur avec Te revoir à Penn Avel et de Marilyse Trécourt avec Une vie plus belle que mes rêves.

Enfin, en ma qualité de nouvelle bénévole dans l’association que j’ai rejointe (Auxilia), j’ai commencé mon action auprès d’un repris de justice désireux de progresser en français.

Un premier mois 2019 que j’ai essayé de vivre avec pour mot d’ordre le F O C U S. J’ai tenté de ne pas me laisser distraire par tout ce qui brille, de rester concentrée sur mon objectif qui, en ce mois de janvier, était la création d’une histoire courte.

Et vous ? Qu’avez-vous accompli en janvier ?

 

 

 

Comment me vient l’inspiration pour mes romans ?

Il y a quelques jours, sur Facebook, je vous ai brièvement confié comment me venait l’inspiration pour écrire mes romans. Je vous en ai parlé parce que depuis un petit moment une idée de roman trottait dans ma tête à cause d’une photo sur Internet et j’ai pensé que cela pouvait vous intéresser.

Une photo. Voilà donc ce qui peut m’inspirer.

Vous vous en doutez, il n’y a pas que ça… dans ce post, je vous partage la genèse de certains de mes romans et vous raconte comment et pourquoi j’en suis venue à parler de violence conjugale, de maltraitance animale ou encore, de prostitution occasionnelle.

Commençons par :

Cette histoire de femme battue a trouvé naissance d’abord et avant tout avec une chanson qui, en théorie, n’a rien rien à voir. A l’époque, j’écoutais en boucle une artiste québécoise que j’apprécie énormément pour ses textes très beaux et  puissants : lynda Lemay. Parmi ses chansons, il y en a une qui a résonné en moi au point que je me dise : et si j’écrivais un roman à ce sujet ?

Cette chanson, c’est :

Alors oui, il est question d’une mère qui bat sa fille et au début, je me suis dit, pourquoi pas ?

Et puis, en y réfléchissant, en me projetant dans l’histoire, en imaginant quelle intrigue je pourrais proposer, le cadre s’est élargi et le sujet de la violence conjugale est apparu. Là, il n’y a eu aucune hésitation, aucun doute. Ce thème a tout de suite éveillé ma curiosité et stimulé mon imagination. J’ai immédiatement eu envie de parler des femmes battues, de mettre ce sujet au cœur d’une histoire qui serait sombre, violente, cruelle mais aussi porteuse d’espoir.

Pour écrire ce roman, je me suis inspirée… de ma propre vie et de gens que j’ai côtoyés.

En effet :

— j’ai travaillé dans un cabinet d’avocats (d’ailleurs certaines scènes – en particulier l’une des premières, où pendant le pot, la femme d’un avocat veut récupérer le pain d’un pain surprise est une histoire vraie !!),
— j’ai eu une collègue dont le physique, comme Julie, était parfois sujet à moqueries ou à des réflexions déplacées,
— j’ai eu un collègue qui pendant longtemps, n’a pas osé affirmer qu’il était homosexuel ; ce fut douloureux pour lui et cependant, il a préféré faire croire autre chose, par crainte du regard des autres, du jugement, du rejet de ses parents. Pour tout vous dire, j’ai comme Julie, joué un moment le rôle de la potentielle petite-amie auprès de sa famille pour rassurer cette dernière qui s’inquiétait de ce que le fiston parisien était célibataire.

L’idée de faire d’une femme endettée qui travaille le jour et se prostitue le soir une héroïne, m’est venue après avoir vu un reportage à la télé (à l’époque, je la regardais encore un peu) dont le sujet précisément, était la prostitution occasionnelle. Le documentaire parlait de ces femmes qui avaient un emploi classique mais qui, en plus, vendaient leur corps pour boucler leurs fins de mois ou améliorer leur quotidien. Il n’était pas question de proxénétisme, de drogue, de violence ; leurs clients étaient monsieur-tout-le-monde. Ils achetaient leur service mais restaient respectueux de leur personne et de leur corps.

Ce reportage m’a intriguée au point que je me suis intéressée davantage à la question. J’associais la prostitution à la contrainte, à la violence, à la soumission ; j’ai découvert que pour certaines, elle pouvait être un choix conscient, délibéré, indépendant. C’est le cas de Camille même si elle aspire quand même à en finir avec cette double-vie.

Le thème principal de ce roman est la maltraitance animale, sujet qui ne me laisse pas indifférente. Plusieurs faits d’actualité m’ont choquée, révulsée, interpellée au point que j’ai voulu en parler dans un roman. Je n’ai cependant pas choisi l’angle de la violence volontaire. J’ai préféré parler de la négligence de certains propriétaires qui pour une raison ou une autre, laissent leurs animaux abandonnés à leur triste sort.

Cette photo en particulier, qui a circulé sur les réseaux, m’a horrifiée au point que dans le livre, on retrouve cet âne “en babouche”.

Sauver les animaux de ce propriétaire négligent est devenu le combat principal de Tessa, mon héroïne vétérinaire qui n’a pas froid aux yeux.

Quand j’étais plus jeune (glups) j’étais une inconditionnelle de deux/trois séries américaines. Côte Ouest (qui m’a inspiré Le choix de sa vie), A la Maison Blanche, et Cagney et Lacey, une excellente série policière, très réaliste, mettant en scène deux femmes détectives au caractère bien différent, dans le New-York des années 70/80 (preuve que j’en suis fan, j’ai déjà fait un clin d’œil à cette série dans la deuxième partie de mon roman Une rencontre inattendue 🙂 ).

Dans l’un des épisodes de Cagney et Lacey, l’une des héroïnes surmonte le décès de son père en buvant outre mesure. La lumière est alors faite sur sa situation : elle est (sans le réaliser ou l’admettre), alcoolique.

Cet épisode, tellement emprunt de réalisme, tellement douloureux, si parfaitement joué, est resté gravé dans ma mémoire. Ainsi, lorsque j’ai repris la plume, que j’ai trouvé un sens à mon écriture en voulant la mettre au service des femmes, j’y ai repensé. C’est ainsi que l’alcoolisme au féminin est devenu le sujet de Sans modération.

Dans cette histoire courte, l’héroïne est une jeune femme aveugle. Pour la créer, je me suis inspirée de cette femme au look BCBG que j’ai souvent croisée le matin, dans les couloirs du RER. Avec sa canne, elle avançait avec assurance et détermination, comme si la vue ne lui faisait pas défaut.

Lorsque j’ai voulu m’essayer à l’écriture d’une histoire courte et tenter un appel à texte dont le thème était l’hiver, j’ai immédiatement songé à elle.

***

Trouver une idée de romans n’est pas difficile. Vous l’avez vu, le sources d’inspiration sont partout.  L’expérience personnelle, l’actualité, un événement, une chanson… tout peut servir de base à une intrigue. Qu’est-ce qui me fait choisir un sujet plutôt qu’un autre ?  Ce pourrait être des considérations marketing ou le côté tendance, à la mode, du sujet, mais non. Ce qui me décide c’est lorsque j’imagine l’intrigue et qu’un tas d’émotions me submergent. Je songe alors à vous et vous imagine, le livre entre les mains, éprouvant la même chose que moi.

 

Aux origines d’une collection

La collection Une femme, un destin regroupe la quasi-totalité de mes romans autoédités. A l’heure où je vous écris, il existe 12 romans

Dans ce post, je vous fais remonter le temps et vous parle des origines de cette collection.

Retour en 2015… Cette année-là, je me suis lancée dans l’écriture d’un premier nouveau roman : Le choix de sa vie. Comme je vous l’ai expliqué ici, l’écriture m’a pris une quinzaine de jours. Je l’ai ensuite relu, corrigé puis j’ai fait une couverture et je l’ai publié. Après, j’ai repris la plume pour écrire Ces rencontres-là.

A l’époque, j’avais dans l’idée de raconter une série de romances qui auraient pour cadre le monde du travail : un cabinet d’expertise-comptable, un cabinet d’avocats, un cabinet médical (Le prix à payer). 

Mon concept est devenu la collection “Des histoires d’amour au bureau” … si vous avez levé les yeux au ciel, soupiré ou fait la grimace, sachez que je partage votre sentiment. Ce titre n’est vraiment pas terrible.  Pire, il pourrait donner l’impression qu’il s’agit d’histoires érotiques à l’image de ces recueils que l’on trouve parfois sur les plateformes de ventes en ligne.

Pas top donc, mais voilà, mes héroïnes rencontraient toutes l’amour sur leur lieu de travail, donc, ça semblait être une bonne idée.

Et puis est venu La fin de l’hiver. Ce roman nous plonge également dans le monde professionnel parce que Manon travaille dans une blanchisserie et nous la découvrons dans cet univers, au milieu de ses collègues, mais le fil rouge – l’histoire d’amour au bureau, ne tenait plus la route. S’en sont suivis Les galops du cœur et Sans modération. Les héroïnes que sont Tessa et Lucie sont des femmes qui travaillent, la première est vétérinaire rurale, l’autre, conseillère dans une banque. Pour autant, ces romans mettent l’accent sur tout autre chose que la romance sur le lieu de travail (ce n’est d’ailleurs pas dans ce cadre que Lucie tombe amoureuse). En réalité, La fin de l’hiver, Les galops du cœur et Sans modération abordent surtout des thèmes comme l’inceste, la maltraitance animale, le racisme et l’alcoolisme.

Plus aucun doute ne subsistait : la collection “histoire d’amour au bureau” avait fait long feu. Je devais la supprimer.

J’aurais pu ne pas la remplacer, seulement…

Seulement tous mes romans ont un vrai point commun : ils parlent de femmes qui, à la faveur d’une rencontre ou d’un événement, reprennent leur destin en main. Ces femmes affrontent la vie, les autres ou la vision dans leur miroir, changent, osent et chemin faisant, redonnent un sens à leur existence.

Quand j’ai commencé à écrire, je n’avais pas de vision claire de ce que je voulais proposer. Je savais quel genre d’histoires je souhaitais vous offrir, mais ce n’est qu’après en avoir écrit plusieurs que tout est devenu limpide : ce n’était pas la romance que je voulais mettre en avant, même si elle tient une grande place dans mes récits. Non, ce dont je voulais avant tout vous parler, c’était de sujets ancrés dans la réalité, souvent dramatiques et tabous : l’inceste et l’estime de soi, l’alcoolisme ordinaire, le racisme, la prison et ses conséquences, la violence conjugale, l’infidélité, la vie de sans-abri… bref, des thèmes « sociaux » abordés sous l’angle féminin.

Et j’ai souhaité avancer avec ce message : prendre son destin en main pour changer sa vie (à l’époque pourtant je ne connaissais pas encore le développement personnel 😊).  Souvent c’est vrai, l’amour ou l’amitié aident mes héroïnes à voir la lumière au bout du tunnel mais finalement, ce sont elles et elles seules, qui décident de faire un pas puis un autre en direction de leur bonheur. Personne d’autre ne le pourrait de toute manière!

Tate pourrait s’épuiser à répéter à Lily qu’elle n’est ni grosse ni moche ni une mauvaise mère ; tant que celle-ci ne choisit pas de l’écouter lui plutôt que Denis, son avenir est auprès de son mari. (Une raison d’espérer).

Dans Sans modération, Fatou a beau dire à Lucie qu’elle boit trop,  ce n’est qu’au moment où la jeune femme est victime d’une agression sordide, qu’elle décide d’écouter sa meilleure amie et de pousser la porte des Alcooliques Anonyme. Une première fois avec Fatou puis une seconde, seule, et là, tout change pour elle.

Vous l’aurez compris, « Histoires d’amour au bureau » était un nom de collection bien trop réducteur qui ne collait plus du tout à l’esprit de mes romans. Alors même que j’en prenais conscience, un autre s’est immédiatement imposé à moi : «Une femme, un destin ». Il sonnait bien, était facilement mémorisable et tant qu’il y aurait des thèmes qui m’inspireraient, la collection pourrait grandir.

Je l’ai donc adopté sans la moindre hésitation et depuis, chaque nouveau roman que je vous écris entre dans cette collection. A dire vrai, je pourrais même inclure Une rencontre inattendue  parce que l’histoire d’Alexandra, maman inconsolable depuis la mort de son petit garçon, y a toute sa place. Je ne l’ai pas fait parce que j’avais écrit voilà des années mais il me semble que cette héroïne mérite de se tenir aux côtés de Lily, Jessica, Manon, Camille, Alysson et toutes les autres.

Voilà, vous savez tout. Maintenant, dites-moi : trouvez-vous qu’Une femme, un destin, est un nom bien choisi pour mes romans ?

 

J’ai lu : Te revoir à Penn Avel, de Marjorie Levasseur

‘Pour commencer l’année en douceur, j’ai eu envie d’une histoire sympathique et plaisante. En lisant le résumé de ce livre, je me suis laissé tenter.

J’ai donc lu :

Résumé :

Quatre années se sont écoulées depuis que Pauline, trente ans, est venue se terrer au Croisic dans la maison de sa grand-mère. Lors de son escapade annuelle à Nantes, elle fait la connaissance de Louis, un sans-abri septuagénaire qui la sauve in extremis d’un mauvais pas. Se sentant redevable, Pauline l’accueille dans cette grande maison. Louis est un homme mystérieux et méfiant, mais il accepte cette main tendue et se livre peu à peu à la jeune femme jusqu’à lui confier sa plus grande peine. 
Pauline ne se doute pas un seul instant à quel point cet élan de générosité va changer sa vie…

Mon avis :

→ Sur la forme :

L’écriture de Marjorie Levasseur est très fluide, très agréable à lire. Elle est douce, bienveillante, pleine d’empathie… quoi de mieux pour démarrer une nouvelle année livresque ?

Il est courant maintenant de lire des romans alternant les points de vue. Ainsi, nous sommes d’abord dans la tête de Pauline puis nous alternons entre Pauline et Tiburce, l’un des autres protagonistes de l’histoire. C’est plutôt bien mené, sans temps mort ni hésitation.

→ Sur le fond :

Pauline est la générosité incarnée. Pleine de bonnes intentions, elle recueille d’abord un SDF qui lui a sauvé la mise puis elle tente de changer le cours de son destin.  Se faisant, c’est sa vie à elle qui prendre une tout autre tournure.

Bon, je vous avoue que j’ai deviné assez tôt la fin de l’histoire, toutefois comme je l’ai dit récemment, cela ne m’empêche pas de prendre du plaisir à découvrir le déroulement de l’intrigue. Et puis je vous confesse que le personnage de Tiburce m’a bien plu : il n’a pas un physique de jeune premier ni celui d’un bad boy tatoué, musclé à souhait comme nous en rencontrons par centaine dans la littérature aujourd’hui ; pas de milliardaire à l’horizon ni de sportif. Non, cet homme est un être humain ordinaire, que la vie a blessé à de nombreuses reprises.

C’est une chose à laquelle je suis sensible. J’aime en effet ces histoires où les héros traînent des boulets aux pieds. J’aime suivre leurs aventures, voir comment ils vont arriver à briser leurs chaines.

Alors certes, dans Te revoir à Penn Avel, il n’y a pas un suspens de fou ni des moments de drame absolu. Pour autant, cette histoire est jolie et nous fait entrer dans une bulle bien agréable. C’est, je le crois, un livre à découvrir sous sa couette, par temps de pluie ou de grand froid.

C’est le premier roman que je lisais de cette autrice et je dois admettre que je me suis laisser emporter sans me faire prier dans cette histoire. Si vous avez envie d’un bon moment, rempli de douceur, je pense que ce roman pourrait vous plaire.

(Lien affilié – si vous achetez ce roman par ce lien, je gagnerai peut-être un centime ou deux 🙂 )

Que faut-il vraiment pour écrire ?

Je vous écoute, je vous lis, je discute avec vous. Je ressens à travers vos mots votre aspiration profonde à écrire. C’est votre souhait, souvent votre rêve. Vous me dites que vous adorez lire et que vous aimeriez vous aussi passer de l’autre côté. De lectrice vous vous voudriez devenir autrice.

(suite…)

J’ai été une mauvaise mère…

Rassurez-vous, il n’y a pas lieu d’appeler les services de la protection de l’enfance pour mon petit garçon, lequel me dit souvent que je suis la meilleure maman du monde… bon c’est vrai,  il n’en a pas testé d’autres 🙂

Non, si je vous fais cet aveu, c’est en raison de la manière dont j’ai traité mes romans depuis qu’ils ont été écrits et publiés. Je les ai négligés. Je ne leur ai pas donné toute l’attention qu’ils méritaient, loin de là. Je suis pourtant fière de chacun d’entre eux, mais voilà, une fois qu’ils ont été crées, je suis passée au suivant, puis au suivant, puis encore, au suivant. J’avais tellement d’idées qu’une histoire en a chassé une autre sans que je prenne le temps de vraiment m’occuper de la précédente.

Alors certes, le résultat est une plutôt belle production : 12 romans en 4 ans.

Pourtant, j’ai comme un arrière-goût amer. Cela m’aura pris des mois, des années, mais comme pour certaines autres choses, je réalise aujourd’hui que j’ai raté le coche. Je n’ai pas pris le temps de vous faire découvrir mes histoires comme il convenait ; comme elles le méritaient. J’ai écrit, publié quelques posts, fait un peu de publicité, mais ne suis pas allée beaucoup plus loin.

La raison ? La crainte d’en faire trop, de matraquer et finalement, d’obtenir l’effet inverse à celui désiré : saouler plutôt qu’attirer.

A tort, j’ai pensé que mes romans feraient seuls le travail. Qu’ils n’avaient besoin que d’une petite tape dans le dos et d’un mot d’encouragement. Cette petite tape finalement les a propulsés dans une espèce de trou noir sans fin.

Pourquoi je vous raconte tout cela ? Parce qu’à l’aube de la nouvelle année, je voulais vous faire part de mes projets, notamment pour ce blog.

En 2019, je tenterai de réparer ce qui peut l’être en mettant (enfin ?) à l’honneur mes romans publiés.  Je vous parlerai d’eux, vous raconterai où j’ai eu l’inspiration, et vous partagerai anecdotes et confessions.

Je prévois aussi de lire davantage de fictions et continuerai donc mes courtes chroniques “j’ai lu”.

Il y aura également des articles plus personnels et des concours pour gagner des livres dédicacés et toute sorte de cadeaux.

Enfin, j’ai le projet de parler de femmes qui sont inspirantes, essentiellement des femmes ordinaires qui d’une manière ou d’une autre, sont des héroïnes. Si je le peux – autrement dit, si j’ose, je les interviewerai. Après tout, j’écris des romans autour de cette thématique , pourquoi ne pas vous en proposer plus ? 🙂

Chemin faisant, certains autres projets viendront se greffer à ceux initiaux, mais vous l’aurez peut-être compris au travers de ces quelques lignes, je ne prévois pas d’écrire un roman l’an prochain. Attention, rien n’est définitif, d’autant qu’il me suffit de peu pour que l’envie de raconter une nouvelle histoire me démange. Cependant à l’heure où je vous écris ces quelques lignes, ce n’est pas la direction que je me vois prendre, exception faite du Nanowrimo. Je l’ai lamentablement raté cette année alors, si le physique tient la route, il y a fort à parier que je le retenterai. Pour le reste, j’envisage plutôt de me consacrer à mes bébés plutôt qu’à en faire de nouveaux.

Il est vrai que dans ma bucket list, j’avais confié que je souhaitais écrire au moins 50 romans avant de mourir. Cette aspiration n’a pas disparu, seulement avant de foncer tête baissée, il me semble important, nécessaire, pour ne pas dire vital, de faire une pause, de prendre soin de ceux qui existent déjà, puis de repartir dans de meilleures conditions.

Vous le savez si vous me suivez un peu, j’aspire à devenir une autrice à plein temps. Le concept anglo-saxon d’auteur-entrepreneur est mon idéal, l’objectif que je vise pour la reste de ma vie. J’en suis encore loin parce que je n’ai pas fait les choses correctement. C’est pourquoi, je vais tenter de redresser la barre. Cette année, j’ai donc pris plusieurs décisions qui devraient normalement m’y aider :

  • m’autodiscipliner comme jamais (du boulot en perspective)
  • arrêter de n’en faire qu’à ma tête et écouter les autres (madame je sais tout a vécu)
  • me professionnaliser en investissant dans des formations  – économiser pour pouvoir payer des formations plus avancées encore
  • apprendre à ne pas céder à la tentation (rester FOCUS et ne pas oublier que tout ce qui brille n’est pas de l’or)
  • croire en moi (pas toujours évident) et en finir avec le complexe d’infériorité

A titre plus personnel, je prévois en 2019 :

    • de prendre davantage soin de moi et de ma famille
    • d’aider au travers de l’association dont je fais désormais partie, une ou plusieurs personnes à concrétiser son projet et s’en sortir
    • de suivre plus souvent mon instinct au lieu d’écouter cette petite voix qui me retient souvent d’agir
    • de suivre ces 3 mantras :  

 “Enjoy ou profite et savoure “ : c’était celui de l’an dernier qui m’a plutôt bien réussi

“Lorsqu’il n’y a pas d’ennemi à l’intérieur, les ennemis à l’extérieur ne peuvent pas t’atteindre” : il s’agit d’un proverbe africain que j’aime beaucoup et qui me parle 

” Si tu veux le résultat, alors sois prête à faire ce qu’il faut ” 

 

En attendant de mettre tout cela en place, permettez-moi de vous souhaiter d’ores et déjà une excellente année 2019. 

Et n’oubliez pas :

Derrière chaque femme, une héroïne ♥