Aux origines d’une collection

La collection Une femme, un destin regroupe la quasi-totalité de mes romans autoédités. A l’heure où je vous écris, il existe 12 romans

Dans ce post, je vous fais remonter le temps et vous parle des origines de cette collection.

Retour en 2015… Cette année-là, je me suis lancée dans l’écriture d’un premier nouveau roman : Le choix de sa vie. Comme je vous l’ai expliqué ici, l’écriture m’a pris une quinzaine de jours. Je l’ai ensuite relu, corrigé puis j’ai fait une couverture et je l’ai publié. Après, j’ai repris la plume pour écrire Ces rencontres-là.

A l’époque, j’avais dans l’idée de raconter une série de romances qui auraient pour cadre le monde du travail : un cabinet d’expertise-comptable, un cabinet d’avocats, un cabinet médical (Le prix à payer). 

Mon concept est devenu la collection “Des histoires d’amour au bureau” … si vous avez levé les yeux au ciel, soupiré ou fait la grimace, sachez que je partage votre sentiment. Ce titre n’est vraiment pas terrible.  Pire, il pourrait donner l’impression qu’il s’agit d’histoires érotiques à l’image de ces recueils que l’on trouve parfois sur les plateformes de ventes en ligne.

Pas top donc, mais voilà, mes héroïnes rencontraient toutes l’amour sur leur lieu de travail, donc, ça semblait être une bonne idée.

Et puis est venu La fin de l’hiver. Ce roman nous plonge également dans le monde professionnel parce que Manon travaille dans une blanchisserie et nous la découvrons dans cet univers, au milieu de ses collègues, mais le fil rouge – l’histoire d’amour au bureau, ne tenait plus la route. S’en sont suivis Les galops du cœur et Sans modération. Les héroïnes que sont Tessa et Lucie sont des femmes qui travaillent, la première est vétérinaire rurale, l’autre, conseillère dans une banque. Pour autant, ces romans mettent l’accent sur tout autre chose que la romance sur le lieu de travail (ce n’est d’ailleurs pas dans ce cadre que Lucie tombe amoureuse). En réalité, La fin de l’hiver, Les galops du cœur et Sans modération abordent surtout des thèmes comme l’inceste, la maltraitance animale, le racisme et l’alcoolisme.

Plus aucun doute ne subsistait : la collection “histoire d’amour au bureau” avait fait long feu. Je devais la supprimer.

J’aurais pu ne pas la remplacer, seulement…

Seulement tous mes romans ont un vrai point commun : ils parlent de femmes qui, à la faveur d’une rencontre ou d’un événement, reprennent leur destin en main. Ces femmes affrontent la vie, les autres ou la vision dans leur miroir, changent, osent et chemin faisant, redonnent un sens à leur existence.

Quand j’ai commencé à écrire, je n’avais pas de vision claire de ce que je voulais proposer. Je savais quel genre d’histoires je souhaitais vous offrir, mais ce n’est qu’après en avoir écrit plusieurs que tout est devenu limpide : ce n’était pas la romance que je voulais mettre en avant, même si elle tient une grande place dans mes récits. Non, ce dont je voulais avant tout vous parler, c’était de sujets ancrés dans la réalité, souvent dramatiques et tabous : l’inceste et l’estime de soi, l’alcoolisme ordinaire, le racisme, la prison et ses conséquences, la violence conjugale, l’infidélité, la vie de sans-abri… bref, des thèmes « sociaux » abordés sous l’angle féminin.

Et j’ai souhaité avancer avec ce message : prendre son destin en main pour changer sa vie (à l’époque pourtant je ne connaissais pas encore le développement personnel 😊).  Souvent c’est vrai, l’amour ou l’amitié aident mes héroïnes à voir la lumière au bout du tunnel mais finalement, ce sont elles et elles seules, qui décident de faire un pas puis un autre en direction de leur bonheur. Personne d’autre ne le pourrait de toute manière!

Tate pourrait s’épuiser à répéter à Lily qu’elle n’est ni grosse ni moche ni une mauvaise mère ; tant que celle-ci ne choisit pas de l’écouter lui plutôt que Denis, son avenir est auprès de son mari. (Une raison d’espérer).

Dans Sans modération, Fatou a beau dire à Lucie qu’elle boit trop,  ce n’est qu’au moment où la jeune femme est victime d’une agression sordide, qu’elle décide d’écouter sa meilleure amie et de pousser la porte des Alcooliques Anonyme. Une première fois avec Fatou puis une seconde, seule, et là, tout change pour elle.

Vous l’aurez compris, « Histoires d’amour au bureau » était un nom de collection bien trop réducteur qui ne collait plus du tout à l’esprit de mes romans. Alors même que j’en prenais conscience, un autre s’est immédiatement imposé à moi : «Une femme, un destin ». Il sonnait bien, était facilement mémorisable et tant qu’il y aurait des thèmes qui m’inspireraient, la collection pourrait grandir.

Je l’ai donc adopté sans la moindre hésitation et depuis, chaque nouveau roman que je vous écris entre dans cette collection. A dire vrai, je pourrais même inclure Une rencontre inattendue  parce que l’histoire d’Alexandra, maman inconsolable depuis la mort de son petit garçon, y a toute sa place. Je ne l’ai pas fait parce que j’avais écrit voilà des années mais il me semble que cette héroïne mérite de se tenir aux côtés de Lily, Jessica, Manon, Camille, Alysson et toutes les autres.

Voilà, vous savez tout. Maintenant, dites-moi : trouvez-vous qu’Une femme, un destin, est un nom bien choisi pour mes romans ?

 

8 réponses pour “Aux origines d’une collection”

  1. Emérance9 janvier 2019 à 21 h 37 minRépondre

    Je te confirme, j’ai levé les yeux au ciel en grimaçant. Tu as bien fait.Une femme, un destin est un titre qui résume bien ta collection.

    1. Maude10 janvier 2019 à 14 h 13 minRépondre

      Merci Emérance… levé les yeux au ciel, je l’ai fait encore en écrivant l’article 🙂

    1. Maude10 janvier 2019 à 14 h 13 minRépondre

      Merci, c’est très gentil.

  2. Marie Kléber10 janvier 2019 à 11 h 25 minRépondre

    Je trouve cela très positif et beaucoup plus adapté. On a envie de découvrir chacune de ces femmes Maude.
    Bravo à toi d’avoir écrit ces destins, d’avoir donné une voix à tant de femmes.

    1. Maude10 janvier 2019 à 14 h 15 minRépondre

      Merci Marie, c’est aussi une envie que j’avais : donner une voix à certaines femmes, même si ce n’est qu’au travers d’un personnage de fiction.

  3. Jo Ann21 janvier 2019 à 0 h 28 minRépondre

    J’aime beaucoup la façon dont tu parles de la naissance de ta collection et les thèmes que tu abordes.
    Je trouve surtout génial que dès le départ, même si tu as changé le nom de la collection, tu savais ce que tu voulais faire.
    Bien sûr, on évolue, mais c’est toujours en bien, je trouve. 🙂

    1. Maude21 janvier 2019 à 8 h 53 minRépondre

      Merci Jo Ann. Les romans ont évolué avec l’autrice finalement.

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