Avancées sur Second Souffle, mon prochain roman, et pensées pendant la relecture

La deuxième relecture de Second Souffle s’est achevée hier.

Comme la première fois, je n’ai eu aucun état d’âme, supprimant ce qui me semblait devoir l’être, réécrivant, déplaçant… bref un pur travail de relecture/correction.

J’ai aussi changé avec quelques mots seulement, le sens entier d’une relation. C’est un truc assez dingue d’ailleurs. Cela me rappelle une fois de plus, à quel point les mots sont puissants et peuvent faire toute la différence.

Dans la première version de mon texte, l’héroïne en voulait terriblement à son ex-compagnon de l’avoir trahie et abandonnée, ce qui était vrai.

Dans la seconde version, elle lui en veut d’avoir fait preuve de faiblesse mais elle réalise qu’il ne l’a pas vraiment abandonnée, qu’en réalité, c’est elle qui l’a repoussé.

La nuance est de taille. Elle participe de l’évolution de mon personnage principal, de sa transformation au cours de l’histoire, et de sa prise de conscience.

Elle explique aussi la fin, et la décision qu’elle prend.

La même fin, dans le premier scénario, aurait pu choquer, être pour certains, une aberration. Dans cette version-là, elle est logique et acceptable.

Et pourtant, je n’ai pas réécrit toute l’histoire.  Je n’ai changé que quelques mots de dialogue, quelques bouts de paragraphes, et le tour était joué.

La relecture, la correction d’un manuscrit fait peur parce qu’après avoir écrit une première fois le mot fin, il faut repartir à l’assaut de la montagne, traquer les failles et les incohérences, couper dans le vif aussi et parfois en effet, réécrire. La tâche est longue et éprouvante, elle est aussi pour certains déprimante. En effet, lorsqu’on s’aperçoit que le scénario ne tient pas la route, qu’il y a des manques ou des incohérences, lorsque tout devient bien plus flagrant qu’au moment de l’écriture, l’impression qui domine est un sentiment de temps perdu, de plantage total.

Il faut aller au-delà de ce sentiment et ne pas baisser les bras. Il faut croire au pouvoir des mots qui peuvent sauver un paragraphe, un chapitre, une histoire.

La relecture est un boulot long, fastidieux parfois, chronophage et pas toujours bon pour l’ego ou le moral. Cela reste une opération nécessaire si on veut offrir au monde la meilleure version possible de son histoire.

J’en suis donc à ma deuxième. Je vais maintenant la soumettre à ma première bêta-lectrice pour savoir si les corrections apportées lui plaisent. Si oui, danse de la joie puis soumission à ma deuxième bêta-lectrice. Si non… petite déception puis hop, on repart aux pieds de la montagne, on prend une grande inspiration, et on recommence à la grimper, avec la certitude que  si le roman parfait n’existe pas, avec des mots bien sentis et bien placés, il peut toujours être amélioré.

 

 

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