Catégorie : écriture

Comment j’ai écrit un roman en moins de 30 jours

Sur Internet, fleurissent les promesses d’écrire un roman en 30 jours, en 60 jours, en 90 jours… et si je vous confiais qu’il y a un roman que j’ai écrit en 15 jours ? Vous avez bien lu, 15 !! J’ai mis quinze autres jours à le relire et le corriger et à la fin, du mois, je l’ai publié.

Alors certes, ce n’est pas le plus long roman que j’ai écrit (il n’a “que” 421 pages au format Kindle, 60 000 mots environ ) ni le plus intense, mais il a été celui que j’ai écrit le plus rapidement.

Ce roman, c’est Le choix de sa vie ; en réalité, mon tout premier publié sous le nom de Maude Perrier.

  

Dans cet article, je vous dis tout sur comment je suis parvenue à écrire un roman en moins de 30 jours !!

Tout a commencé par une prise de conscience. J’avais très jeune, écrit une histoire qui aujourd’hui est publiée sous le titre “Une rencontre inattendue“. Lorsque j’ai décidé fin 2014, de renouer avec mes vieux rêves d’écriture, j’ai repris ce roman, l’ai relu et me suis aperçue des incohérences et de tout un tas de petites choses qui faisaient que cette histoire tenait à moitié la route.

De cette expérience, j’ai tiré une conclusion : écrire au fil de la plume n’était pas bon pour moi. C’est vrai, j’avais écrit Une rencontre inattendue en me laissant entièrement guider par les personnages. J’avais une vague idée de la fin et de certains moments, mais tout était dans ma tête, nulle part ailleurs…. grosse erreur, d’autant que je n’avais pas choisi d’écrire quelque chose de simple : une maman en deuil, suicidaire, un petit garçon atteint du Sida victime d’expériences médicales, un “agent secret”, un séjour à Rio d’abord puis à New York et jusque dans une réserve Indienne…. bref, j’ai multiplié les difficultés à une époque qui plus est, où toutes mes recherches se faisaient en bibliothèque.

Consciente donc qu’il me fallait faire autrement pour Le choix de sa vie, je me suis résolue à faire un plan. Pas quelque chose de très détaillé, mais une véritable trame quand même, avec un début, une fin, et tout ce qui se passerait d’important entre les deux. J’ai également fait une présentation de mes personnages principaux : à quoi ils ressemblaient,où ils vivaient, quelle était leur histoire.

Ensuite, je suis partie de ce que je voulais écrire. Et là, c’était pour moi une évidence. Quand j’étais plus jeune, j’étais une fan d’une série américaine qui s’appelait Côte Ouest. Pour celles et ceux qui n’ont pas eu la chance de la connaître, je vous laisse lire le synopsis proposé par Wikipédia : après 17 ans de séparation, Gary Ewing et son ex-femme Valene ont décidé de reprendre la vie commune. Ils partent se fixer loin de Dallas dans une résidence proche de la mer à Knots Landing, en Californie. À peine installés dans leur nouvelle demeure, ils font la connaissance de leurs voisins, les Fairgate et les Avery. La petite communauté mène une vie plus ou moins paisible… jusqu’à l’arrivée de l’intrigante Abby Fairgate !

Dans cette série, deux personnages m’ont tapé dans l’œil : une jeune femme du nom de Paige Matheson et un intriguant arrogant, cynique multimillionnaire, deux à trois fois plus vieux qu’elle : Greg Sumner. Certes dans Côte Ouest ils n’étaient que secondaires, mais leur histoire d’amour est celle qui m’a le plus enthousiasmée.

C’est vraiment tout naturellement qu’au moment de reprendre la plume, je me suis basée sur eux pour créer Jessica et Christophe. Elle est plus jeune que lui, ils ont eu une liaison, ils travaillent dans la même société, leurs bureaux sont cote à cote et même s’ils ne sont plus ensemble, sous la surface, la flamme n’est pas complètement éteinte.

J’avais donc bien en tête mes héros et l’histoire que je souhaitais leur faire vivre.

Bien sûr, je me suis éloignée de Côte Ouest par la suite, mais tout a commencé de cette manière.

Pour ce qui est de l’univers du roman, je ne me suis pas non plus aventurée en terre inconnue. Travaillant actuellement dans un cabinet d’expertise-comptable, j’en ai fait le décor de mon roman. Je vous rassure tout de suite, il n’y a pas chez moi de promotion canapé  ni de Sébastien, de rouges ou de jaunes, il n’y a aucune guerre frontale ou larvée. Simplement, en me servant d’un milieu familier, j’avais moins de risque de me tromper, d’employer un mauvais langage et d’écrire n’importe quoi.

Concernant les thèmes abordés, en 2015, j’aspirais à parler de choses profondes sous couvert de romance, mais j’étais encore loin de Fanny ou d’Une raison d’espérer. Les évocations se faisaient par touches subtiles (peut-être trop ?). Mon message était davantage “ne pas se fier aux apparences” en ce sens que même si Jessica avait été promue bras droit de Christophe parce qu’elle avait eu une liaison avec lui, il ne fallait pas croire pour autant qu’elle était nulle dans son travail. Bien entendu, du point de vue de ses collègues, c’était injuste et beaucoup lui en ont voulu. Le ressentiment, la jalousie, la rancune les ont aveuglés au point que jamais, ils ne sont allés plus loin, pour voir si leur relation n’était qu’une question de sexe ou s’il y avait de réels sentiments entre Jessica et leur patron.

J’avais aussi tenté d’aborder la question de la maltraitance enfantine sous un angle particulier : cette relation détestable entre Jessica et sa mère, Catherine, provenait de ce qu’enfant, Jessica avait été maltraitée par ses voisins de palier, mais jamais Catherine n’avait voulu la croire (je vous invite à découvrir le bonus Jessica pour lire le pourquoi du comment).

Bref, j’avais donc mes personnages, mon intrigue, mon décor. Je me suis alors fixé deux autres règles : faire un résumé de chaque chapitre pour ne pas me perdre en chemin et déterminer le nombre de mots par chapitre pour que tout soit équilibré

Je vous en ai parlé plusieurs fois ici, j’ai donc fait un tableau avec 21 cases représentant les 21 chapitres que je destinais à cette histoire.

Ensuite, j’ai arrêté mon nombre de mots à 3000. Pourquoi ? Parce qu’en écrivant le premier chapitre, c’est à peu près le nombre qui en est ressorti. (pour d’autres romans, ce sera 2500 voire, pour Une raison d’espérer environ 5 000).

En travaillant en amont de cette manière, je me suis encore plus imprégnée de l’histoire. Il m’arrivait même d’en rêver la nuit ! Du coup, elle devenait claire et très visuelle. J’ai vu l’enterrement du père de Jessica – cette scène qui ouvre le livre, et toutes les scènes qui ont suivi. Les retranscrire par écrit s’est avéré un jeu d’enfant.

Restait malgré tout encore un point important : le temps. À quel moment allais-je bien pouvoir écrire Le choix de sa vie ? Figurez-vous que j’étais tellement dans l’histoire que j’ai saisi toutes les opportunités qui se sont offertes à moi. J’ai principalement écrit sur mon téléphone, en sortant de ma douche, parce que je venais de voir la scène, ou dans les transports en commun (près de 3 heures par jour, ça a fait largement avancer les choses), puis au travail, pendant ma pause déjeuner ou dans des moments de creux. Tout le temps libre dont je disposais a été mis  à contribution. Il faut dire aussi que j’aimais tellement cette histoire que l’écrire était un vrai bonheur ; je n’avais à chaque fois qu’une hâte, m’y remettre.

Enfin, mon style d’écriture, influencé par mes lectures anglo-saxonnes, a facilité la réalisation de ce projet : des phrases courtes, simples, des descriptions, mais pas trop, beaucoup de dialogues, de l’émotion et du réalisme (notamment pour le sort de la voiture de Jessica après son vol dans le parking ou pour la sortie en mer à Saint-Barth).

Je n’avais pas – et n’ai toujours pas, la prétention d’écrire un roman digne d’un prix quelconque, je souhaitais seulement prolonger un peu de ce plaisir que j’avais éprouvé à l’époque où je regardais Côte Ouest en écrivant une histoire avec un type qui cache ses émotions et ses peurs derrière un masque d’arrogance, de suffisance et de cynisme, et cette femme, froide, accro à son travail, qui semble dépourvue de sentiments.

Comme un puzzle, toutes ces pièces se sont imbriquées. En partant de ce que je connaissais et de ce qui m’était familier, j’ai pu, écrire en deux semaines, les 60 000 mots que comporte Le choix de sa vie, et dans l’ensemble, cette histoire, première de la collection Une femme, un destin, vous a plu :

Ces romancières qui pulvérisent tous les records #2

Dans cette série d'articles, je vous présenterai des femmes qui, avec leurs mots et leur plume, ont impacté le monde, touché des millions de lectrices et lecteurs, et marqué l'industrie du livre et de l'édition.

1. Agatha CHRISTIE

Wikipédia

A son actif : 66 romans de détectives et une collection de 14 histoires courtes.

Côté ventes :  Ses romans se sont vendus à environ 2 milliards d'exemplaires et ses proches affirment que ses œuvres figurent en troisième position du classement des livres les plus publiés au monde, derrière les œuvres de Shakespeare et la Bible.

Ses romans ont fait l'objet d’adaptation, particulier télévisées.

Récompenses et distinctions : Parmi les nombreuses qu'elle et ses œuvres ont reçu, on peut noter :  la plus grande distinction décernée par les écrivains américains de policiers et de suspense, le Grand Master Award. (1955)
Sa nomination "Dame commandant de l'ordre de l'Empire britannique" (1971)

En 2013, le meurtre de Roger Ackroyd a été élu meilleur roman policier de tous les temps par 600 confrères écrivains de la Crime Writers 'Association. 

Elle est décédée en 1976.

Qui ne connait pas Miss Marple et Hercule Poirot ?

 

2. Mary Higgins Clark

 A son actif : Elle a écrit plus de 51 romans, tous des best-seller. Six de ses livres ont été écrits avec des coauteurs, dont certains avec sa fille Carol Higgins Clark.

Côté ventes :  Selon son éditeur américain, elle a vendu 100 millions de romans aux Etats-Unis, 25,5 millions en France et « quelques autres millions » dans 32 pays, en tête desquels se trouvent l’Allemagne, les Pays-Bas et l’Italie.

Au total, chaque année, quelque 3,7 millions de polars signés « MHC » sont écoulés dans le monde.

(source)

Récompenses et distinctions : Mary Higgins Clark a reçu en 1980 le Grand Prix de Littérature policière pour La Nuit du renard et en 1998 le Prix du Festival du film de Deauville. En 1999, un sondage paru dans Le Monde la donnait en seconde position des auteurs les plus lus par les jeunes de 18 ans.

Selon elle, même à 90 ans, la clé de son succès est de continuer à travailler quotidiennement.

"Je ne me lève plus à 5 heures du matin", dit-elle, "mais j'écris toujours tous les jours, parce que je ne veux pas en perdre le flot". (source)

 

3. Patricia CORNWELL

Fnac

 

A son actif : Elle a écrit plus d'une trentaine de romans. Sa série la plus connue est celle mettant en scène le Dr. Kay Scarpetta, une examinatrice médicale. Ces romans sont présentés comme ayant influencé le développement de séries télévisées criminelles comme  CSI: Crime Scene Investigation ou Cold Case Files.

Côté ventes :  À ce jour, elle a vendu plus de 100 millions d’exemplaires dans plus de 120 pays. Elle a écrit vingt-neuf best-sellers du New York Times.

Récompenses et distinctions : Elle a notamment reçu le Gold Dagger Award, un prix littéraire britannique décerné annuellement au meilleur roman policier de l'année par la Crime Writers' une association d’écrivains de romans policiers. En 1991, elle a reçu le prix Edgar Allan Poe, pour  son roman Postmortem.

Engagement : Cornwell a fait plusieurs dons, notamment en faveur du Virginia Institute for Forensic Science and Medicine. Elle a fait don de fonds au service de police de la ville de Richmond et au service de police du comté de Henrico pour acheter des gilets pare-balles pour les chiens policiers. Elle défend également la recherche en psychiatrie.

Elle est l'une des descendantes de l'abolitionniste Harriet Beecher Stowe (La case de l'oncle Tom)

 

4. Ruth RENDELL

Wikipédia

A son actif : Plus d'une soixantaine de romans publiés dans plus de vingt pays.

Côté ventes : Elle aurait vendu plus de vingt millions de romans.

Récompenses et distinctions : Quatre dagues d'or décernées par ses collègues britanniques, le prix du roman d'aventures en France et plusieurs Edgars aux États-Unis, attribués par la prestigieuse association des Mystery Writers of America, qui lui ont même accordé le titre de « grand maître » en 1997.

Elle a été nommée commandant de l'Ordre de l'Empire britannique (CBE) en 1996 et nommée la Baronne Rendell of Babergh, de Aldeburgh, comté de Suffolk, le 24 octobre 1997.

Engagement : Elle a parrainé l'association caritative Kids for Kids, qui aide les enfants des zones rurales du Darfour.

Elle a présenté aux Lords le projet de loi qui deviendra plus tard la loi de 2003 sur les mutilations génitales féminines.

Elle est décédée en 2015.

Elle a siégé à la chambre des Lords, dont elle était membre à vie.

 

5. P.D JAMES

A son actif : Plus d'une vingtaine de romans publiés, la plupart adaptés à la télévision.

Côté ventes : Elle aurait vendu plus de vingt millions de romans.

Récompenses et distinctions :  Elle a été anoblie par la reine en 1990, laquelle l'a nommée baronne James of Holland Park en 1991 et a été intronisée au Panthéon de la rédaction de crimes par le crime en 2008. Sacrée nouvelle reine du crime, elle est lauréate du Silver Dagger Award, ainsi que, en France, du grand prix de littérature policière en 1988 pour son roman le plus célèbre A Taste for Death

Son dernier roman parait en 2011 : Death come to Pemberley, dans lequel elle associe sa profonde admiration pour Jane Austen, de qui elle a appris, dit-elle, « une vertu essentielle à son art : la nécessité d'asseoir toute intrigue romanesque sur une structure narrative concertée, solide et stricte » (source).

Elle est morte en 2014, à l'âge de 94 ans.

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Mon essai raté du challenge Nanowrimo2018

Comme je vous l’ai dit ici , je ne suis pas parvenue à relever le défi du nanowrimo cette année.

J’espère retenter l’an prochain même si je sais, pour l’avoir déjà fait, que je peux écrire un roman de 50 000 mots en 30 jours.

En attendant et pour ne pas laisser ces quelques mots écrits sous forme de premier jet disparaître de mon disque dur – et du monde (en toute modestie), je vous les mets ici en format pdf. Si vous avez envie de les lires et même de donner votre avis, c’est toujours formateur pour la personne qui tient la plume.

(suite…)

Romance et Women’s fiction ? Qu’est-ce que j’écris ?

Je me suis dernièrement posée ces questions parce que j’ai toujours eu un problème de positionnement pour mes propres romans. Je les classais tous dans la catégorie romance et cependant j’ai toujours su quelque chose clochait. Leur couverture n’évoque pas forcément la romance et les sujets qu’ils abordent non plus. Disons-le clairement, ils font tâche dans le décor.

Alors quoi ?

C’est en faisant quelques recherches que j’y ai vu plus clair.

D’abord, la ROMANCE :

Au sens où je l’envisage (et vous aussi , probablement), elle se définit ainsi : anglicisme désignant des romans sentimentaux anglo-saxons publiés à partir du XXe siècle. (Wikipédia)

Il s’agit de romans sentimentaux construits sur deux piliers fondamentaux :

1. l’histoire centrale est l’amour entre deux protagonistes : elle a des haut et des bas, des rebondissements en tous genres, mais elle est le pilier du récit, sa raison d’être.

J’ai lu quelque part qu’elle s’apparentait au mur porteur d’une maison ; s’il n’y en a pas ou si elle n’est pas majeure, alors, le récit s’écroule.

Est-ce que l’histoire peut survivre sans la relation amoureuse des personnages principaux ? Cette question, je me la pose pour chacun de mes propres romans, et figurez-vous que la réponse n’est pas si évidente. A priori, on pourrait croire que oui, et cependant, c’est précisément la rencontre amoureuse qui fait évoluer chacune de mes héroïnes et fait basculer son destin.

Voilà donc la première case est cochée, j’écris de la romance.

2. la fin est toujours heureuse

C’est le second pilier du genre “romance” : l’histoire se finit bien entre les deux amoureux. Ils ont lutté de haute main pour être ensemble et désormais, c’est chose faite.

Et peu importe qu’en entamant un roman de ce type on en devine déjà la fin… plutôt non, c’est important parce que c’est aussi ce qu’attend la lectrice (ou le lecteur). Elle veut être certaine qu’à la dernière page, tout se terminera bien. Une romance se doit de se finir avec l’union des deux héros.

Deuxième critère validé pour moi, j’écris de la romance

Ensuite, la WOMEN’S FICTION :

Il peut aussi y avoir une histoire d’amour dans un roman appartenant à cette catégorie mais à la différence de la romance, celle-ci est secondaire.

Le thème central est avant tout une femme confrontée à un ou plusieurs challenges personnels. Quand la lectrice fait sa connaissance, elle est dans une situation problématique voire, tragique puis elle évolue au fil des pages. C’est cette progression qui est l’intrigue principale du roman.

Si je m’en tiens à cette définition, j’écris aussi de la women’s fiction !

Mieux, j’ai trouvé dans cet article du writer digest des points de résonance très forts avec mes romans  : la fiction féminine, qu’elle soit contemporaine ou historique, est davantage axée sur les problèmes. Ces livres peuvent de manière réaliste traiter de l’alcoolisme, des abus, du dysfonctionnement familial, du divorce, des difficultés inhérentes au traitement de maladies telles que le cancer, les maladies mentales, la maladie d’Alzheimer ou tout autre problème auquel les femmes sont confrontées. (traduction par Google et moi-même)

Autre point important : la fin heureuse n’est pas obligatoire. L’héroïne peut mener son combat et s’en sortir victorieuse, mais elle peut aussi le perdre. Pour l’anecdote, Lily, dans Une raison d’espérer, était censée mourir sous les coups de son mari quelques chapitres avant la fin. Je ne m’y suis pas résolue parce que je refusais de laisser gagner le bourreau mais j’aurais pu et l’histoire aurait tenu la route !

J’écris donc bien de la women’s fiction.

∇ Pour résumer ce que j’ai appris ∇:

ROMANCE WOMEN’S FICTION
  • le thème central est l’histoire d’amour entre deux protagonistes et son évolution
  • la fin est toujours heureuse
  • le point de vue peut être féminin ou masculin
  • le thème central est l’évolution d’une femme dans une situation personnelle souvent tragique
  •  la fin heureuse n’est pas obligée
  • le point de vue est très majoritairement féminin

Mes romans entrant à la fois dans la définition de la romance & dans celle de la women’s fiction, je tournais en rond jusqu’à ce que je trouve un article (puis d’autres) qui parlent d’un genre hybride, alliant l’un et l’autre à savoir : la  Romantic Women’s Fiction – ou women’s fiction romantique.

Avery Cove le présente ainsi (lien article) : It’s a story of the heroine’s journey through life challenges, and along the way the hero enters, beginning the romantic dance. In the end, many of her issues are resolved and the romance ends with a happy conclusion. Life’s journey is easier when traveled as a couple.

que je traduirais comme ça  : c’est l’histoire d’une femme confrontée aux défis de la vie et sur son chemin elle croise le héros (ou une héroïne si la romance est F/F) ; une histoire romantique se développe alors en parallèle. A la fin du roman, l’héroïne a résolu beaucoup de ses problème et la romance se termine bien.

Eh bien voilà, puisque j’écris des romans mettant en scène des femmes dans des situations souvent dramatiques, qui évoluent au fil des pages ET narrant une histoire d’amour,

j’écris de la WOMEN’S FICTION ROMANTIQUE.

 

Connaissiez-vous ce genre littéraire, vous ? Entre romance, women’s fiction et women’s fiction romantique, lequel préférez-vous lire ?

 

Et si j’osais ?

Oui pourquoi pas ? C’est une chose que je n’ai encore jamais faite alors, pourquoi ne pas l’oser ?

Donc voilà, je m’aventure, l’estomac un peu noué par le stress (un peu ? Quelle blague), à vous présenter la 2ème version du premier chapitre de book 12.

Certes, rien n’est définitif à ce stade, mais c’est une manière de vous présenter ce livre, de vous donner la tendance, et de recueillir, à chaud, vos premières impressions.

Allez, sans plus attendre, faites connaissance avec Fanny…

(suite…)

BOOK 12

C’est avec joie que je vous annonce que ce matin, j’ai tapé ce petit mot, très court en soi mais ô combien important :

F I N

La première version de mon prochain roman est donc achevée. Je suis à la fois incrédule, déjà nostalgique et fière du travail accompli.

La route est cependant encore longue avant sa publication.

Dans l’intervalle, je vous laisse avec cette nouvelle que j’avais envie de partager avec vous, et sur ces quelques statistiques :

Etes-vous prêt à écrire un livre ?

Plutôt, êtes-vous sincère lorsque vous dites que vous voulez écrire ?

Est-ce un vœu que vous formulez sans rien y mettre derrière, ou une aspiration bien plus profonde ?

Pour vous aider à vous positionner, voici quelques questions auxquelles vous feriez bien de répondre.

1. Pourquoi voulez-vous écrire ?

Savoir quelle est votre motivation profonde est un bon moyen de déterminer si votre envie est réelle ou fantasmée. Cherchez, réfléchissez, prenez le temps – et du recul, fouillez au fond de vous même et dénichez la ou les raisons qui vous font penser que vous avez envie d’écrire un livre.

Comme pour tout ce que vous entreprenez ou voulez entreprendre, connaître votre pourquoi est fondamental. C’est en effet sur lui que vous pourrez vous reposer toutes les fois où vous vous sentirez découragé ou dépassé. Lorsque vous pensez que jamais vous n’y arriverez, vous chercherez auprès de lui un second souffle. Votre pourquoi doit donc être suffisamment fort et puissant pour être à la hauteur dans ces moments-là.

N’oubliez pas :

Quand tu as envies d’abandonner, pense à ce qui t’a fait commencer. 

2. Pour qui voulez-vous écrire ?

Est-ce pour vous ? Pour votre famille ? Pour le monde ?

Vous n’aurez certainement pas les mêmes critères d’exigence si vous destinez votre prose à vous-même ou si vous voulez la faire lire à des inconnus.

Soyez honnête avec vous-même, ne dites pas que vous voulez écrire juste pour vous alors qu’en réalité, vous voulez proposez votre livre au autres mais vous n’osez pas l’avouer, de peur peut-être de ne pas être à la hauteur. Si vous vous mentez, vous vous mettez déjà des bâtons dans les roues.

Ecrire un livre est une tâche suffisamment ardue sans que vous en rajoutiez inutilement, alors soyez clairs : qui lira votre ouvrage ?

3. Que voulez-vous écrire ?

Vous savez que vous voulez écrire, mais savez vous quoi ? Une oeuvre de fiction ? Un témoignage ? Une autobiographie ?

Si vous voulez écrire de la fiction, de quel genre s’agirait-il ? Romance ? Policier ? Fantasy ?

Chaque style littéraire a ses codes, ses passages “obligés”, il est donc bon de définir à l’avance le genre dans lequel vous souhaitez écrire. 

Cela ne veut pas dire que vous ne pourrez pas ajouter une touche de romance à votre policier ou que votre autobiographie ne pourra pas être racontée à la manière d’un thriller.

4. Quel est l’objectif de votre livre ?

Cette question pourrait rejoindre la première, à savoir pourquoi vous voulez écrire, pourtant, elle est différente.

Ici il est question du contenu de votre livre. Quel message voulez-vous faire passer ? De quoi avez-vous envie de parler ? Est-ce que vous voulez témoigner pour vous sentir mieux ou aider les autres dans la même situation que vous ? Est-ce que vous avez envie d’inspirer ? D’expliquer ? De faire rêver ?

Pour vous donner un exemple, j’ai toujours voulu écrire parce que c’est mon meilleur moyen de communication et parce que l’écriture est pour moi synonyme de liberté et de plaisir : je ne me sens jamais aussi bien, ni aussi en phase avec moi-même que lorsque j’écris.

Maintenant, ce que j’écris, ce sont des romans dans lesquels j’ai envie de faire passer des messages et notamment un que je trouve essentiel, à savoir qu’il ne faut pas se fier aux apparences, que les jugements hâtifs, formulés uniquement à partir de ce que l’on voit, sont trompeurs.

Vous voyez ? Il y a une différence entre mon pourquoi et mon pour quoi, si je puis dire.

Pouvez-vous essayer de faire la même chose ?

5. Avez-vous envie de faire de l’argent avec ce que vous aurez écrit ?

Il n’y a aucun mal à cela, soyons clairs. Vous avez tout à fait le droit de monétiser vos écrits.

Sachez cependant que votre manière d’écrire s’en trouvera modifiée quelque peu. Si vous voulez vendre votre livre, vous devrez y apporter un soin et une qualité particuliers. Vous ne pourrez pas vous contenter de l’à peu près comme cela pourrait être le cas si vous voulez simplement écrire pour vous, ou si vous souhaitez réserver votre livre à votre entourage. Lui sera fier sans forcément être exigent. Le lecteur lambda en revanche, celui qui sortira l’argent de son porte monnaie pour acheter votre bouquin aura des attentes bien plus grandes (et il aura raison).

Et puis, si vous voulez écrire pour vendre, soyez prêts à relever vos manches. Ne pensez surtout pas qu’écrire aura été le plus difficile. Que vous visiez l’autoédition ou l’édition traditionnelle, il va vous falloir travailler dur en matière de promotion et de marketing.

Vous allez devoir adopter une démarche professionnelle. Etes-vous disposé à faire cela ?

6. Etes-vous prêt…. ?

Prêt à vous engager dans le processus ? Prêt à écrire tous les jours sans chercher un prétexte pour repousser à demain ? Etes-vous disposé à lâcher votre série télé préférée s’il le faut ? Vous sentez-vous capable de vous lever un peu plus tôt ou vous coucher un peu plus tard ? Pensez-vous pouvoir consacrer à cette activité plusieurs minutes par jour ?

Dernièrement j’ai entendu quelque chose que je savais depuis longtemps (mais la répétition a des vertus pédagogiques bien connue) : pour avoir quelque chose, il faut être prêt à en payer le prix.

Sachez que pour écrire un livre, il va vous falloir dégager du temps, beaucoup de temps. Si vous êtes occupé à plein temps, avec travail, famille, amis, vous allez devoir faire des sacrifices pour trouver ces moments. Si d’emblée vous vous en sentez incapable, alors l’écriture n’est pas faite pour vous. Si vous préférez votre télé à votre rêve, c’est qu’il n’est pas sérieux.

C’est comme ça.

En d’autres termes : quel prix êtes-vous prêt à payer pour réaliser votre rêve ? Et d’ailleurs, quelle valeur donnez-vous à votre rêve ? Une plus grande valeur qu’à un verre entre amis ? Qu’à un livre écrit par un autre ?

A vous de déterminer si ce que vous dites vouloir profondément mérite quelques efforts, quelques sacrifices.

7. Que ressentirez-vous ?

Que ressentez-vous si vous allez au bout de ce projet ?

Et si au contraire vous renonciez ?

Essayez de vous mettre dans les deux situations et analysez vos réactions, vos sentiments, votre comportement. Vous verrez ainsi comment votre corps réagi, cela vous indiquera le degré d’importance que cet objectif a vraiment pour vous.

Conclusion

Voilà, si vous avez pu répondre à ces questions, vous êtes sans doute en mesure d’y voir plus clair. Quand vous dites “je rêve d’écrire un jour” vous pouvez désormais savoir si vous êtes sincère ou si vous formulez cette phrase sans y mettre aucun engagement.

Si c’est une aspiration sans réel fondement, rien ne vous poussera vraiment à passer à l’action. A la moindre occasion, vous trouverez un prétexte ou une excuse pour faire autre chose.

Ayez bien en tête que ces questions ne sont pas là pour vous juger ou vous faire la leçon. Elles sont simplement destinées à vous ouvrir un peu les yeux, à être honnête avec vous-même.

Je trouve assez amusant de lire que plus de 80 voire 90 % des français disent vouloir écrire un livre et au final, seule une poignée le fait réellement. Pourquoi un tel écart ? Parce que la majorité des gens ne passent pas au travers des filtres. Ils disent je voudrais, je rêve, mais dans les faits, ils ne sont pas sincères. Ils ne veulent pas. Ou plutôt si, ils voudraient, mais sans avoir à en payer le prix.

Ils ne font que gonfler une statistique qui finalement n’a aucun sens.

Si vous voulez faire plus que répondre oui à une question, alors préparez-vous à remonter vos manches et à travailler.