Catégorie : J’ai lu !

J’ai lu : La danse de la tarentule, de Claire Blanchard

Résumé : Quel drame a poussé Émilie à rompre les liens avec sa famille maternelle? Cela fait plus de vingt ans que la jeune femme n’a pas gravi les marches du manoir de son enfance, lorsque sa mère y rend son dernier souffle.  Un flot d’images se déverse dans sa mémoire.  L’Inde, Le Croisic, Paris ; et un fil conducteur : celui que tisse obstinément une mère oppressante, imprévisible, tarentule harceleuse au venin quotidien, qui jamais ne perd de vue sa proie, centre de sa ronde maléfique, sa danse funeste. Comment se construire lorsqu’une mère aimée au-delà de tout, au-delà du pire, inocule paroles et gestes toxiques que sécrète une folie sournoise et quotidienne ? L’impasse d’une naissance dans l’amour maternel peut-elle interdire de renaître à la vie ? Un récit poignant et percutant ! 

Mon avis :

→ Sur la forme :

L’écriture de Claire Blanchard est très agréable. Elle nous fait plonger la tête la première dans son récit. Au travers de sa plume, nous éprouvons les émotions d’Emilie, la narratrice. Nous ressentons l’espoir, la peine, la désillusion, la souffrance, l’amour, la rancœur, la violence. Le voyage émotionnel est intense, du début à la fin.

→ Sur le fond :

Emilie apprend le décès de sa mère. Avec ses enfants, elle retourne au Croisic, lieu de son enfance, pour assister à ses funérailles. Fatalement, les souvenirs refont surface. La maltraitance, les violences psychologiques et physiques, les brimades, les privations, les insultes à répétitions, les coups, la perte des êtres chers, le manque cruel d’amour… rien n’est épargné à la jeune Emilie. Et quand l’espoir d’un avenir meilleur surgit, il est réduit à néant par un nouveau coup du destin.

L’histoire aborde sans détour le sujet de la maltraitance infantile. Elle évoque les schémas qui se reproduisent de mère en fille. Elle parle aussi de ces familles bancales qui partagent de lourds secrets, de ces drames qu’il faut surmonter et des apparences qu’il faut toujours sauver.

Je vous assure qu’une fois commencé, vous serez tellement pris.e aux tripes que vous ne pourrez plus lâcher ce roman. Il est intense, bouleversant et tellement bien écrit qu’il transpire le réalisme. Pour tout vous dire, si Claire Blanchard écrivait une suite dans laquelle elle nous racontait par le menu, comment Emilie est devenue la femme qu’elle est aujourd’hui, je me précipiterais dessus sans réfléchir à deux fois.

C’est donc sans la moindre hésitation que je vous recommande La Danse de la tarentule.

Mon coup de cœur de ce début d’année

J’ai lu : Te revoir à Penn Avel, de Marjorie Levasseur

‘Pour commencer l’année en douceur, j’ai eu envie d’une histoire sympathique et plaisante. En lisant le résumé de ce livre, je me suis laissé tenter.

J’ai donc lu :

Résumé :

Quatre années se sont écoulées depuis que Pauline, trente ans, est venue se terrer au Croisic dans la maison de sa grand-mère. Lors de son escapade annuelle à Nantes, elle fait la connaissance de Louis, un sans-abri septuagénaire qui la sauve in extremis d’un mauvais pas. Se sentant redevable, Pauline l’accueille dans cette grande maison. Louis est un homme mystérieux et méfiant, mais il accepte cette main tendue et se livre peu à peu à la jeune femme jusqu’à lui confier sa plus grande peine. 
Pauline ne se doute pas un seul instant à quel point cet élan de générosité va changer sa vie…

Mon avis :

→ Sur la forme :

L’écriture de Marjorie Levasseur est très fluide, très agréable à lire. Elle est douce, bienveillante, pleine d’empathie… quoi de mieux pour démarrer une nouvelle année livresque ?

Il est courant maintenant de lire des romans alternant les points de vue. Ainsi, nous sommes d’abord dans la tête de Pauline puis nous alternons entre Pauline et Tiburce, l’un des autres protagonistes de l’histoire. C’est plutôt bien mené, sans temps mort ni hésitation.

→ Sur le fond :

Pauline est la générosité incarnée. Pleine de bonnes intentions, elle recueille d’abord un SDF qui lui a sauvé la mise puis elle tente de changer le cours de son destin.  Se faisant, c’est sa vie à elle qui prendre une tout autre tournure.

Bon, je vous avoue que j’ai deviné assez tôt la fin de l’histoire, toutefois comme je l’ai dit récemment, cela ne m’empêche pas de prendre du plaisir à découvrir le déroulement de l’intrigue. Et puis je vous confesse que le personnage de Tiburce m’a bien plu : il n’a pas un physique de jeune premier ni celui d’un bad boy tatoué, musclé à souhait comme nous en rencontrons par centaine dans la littérature aujourd’hui ; pas de milliardaire à l’horizon ni de sportif. Non, cet homme est un être humain ordinaire, que la vie a blessé à de nombreuses reprises.

C’est une chose à laquelle je suis sensible. J’aime en effet ces histoires où les héros traînent des boulets aux pieds. J’aime suivre leurs aventures, voir comment ils vont arriver à briser leurs chaines.

Alors certes, dans Te revoir à Penn Avel, il n’y a pas un suspens de fou ni des moments de drame absolu. Pour autant, cette histoire est jolie et nous fait entrer dans une bulle bien agréable. C’est, je le crois, un livre à découvrir sous sa couette, par temps de pluie ou de grand froid.

C’est le premier roman que je lisais de cette autrice et je dois admettre que je me suis laisser emporter sans me faire prier dans cette histoire. Si vous avez envie d’un bon moment, rempli de douceur, je pense que ce roman pourrait vous plaire.

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J’ai lu : Toute une vie à vous aimer, de Catherine Choupin

C’est toujours avec beaucoup de plaisir que je retrouve la plume fine et délicate de Catherine. Pour le troisième livre d’elle que je lis, j’ai choisi :

 

Résumé :

« Un premier amour ne s’oublie jamais, dit la chanson. Parfois même il dure toute une vie, chez ceux qui ont deux vies : celle de la réalité et celle du rêve. C’est le thème de ce livre. »

A l’automne de sa vie, Ariane reçoit la lettre d’un inconnu qui dit l’avoir aimée toute sa vie. Elle se souvient vaguement de ce camarade de collège, qui n’était guère démonstratif. Cette confession lui rappelle son premier amour, un amour pas comme les autres, pour son voisin de Montparnasse. Cet amour l’a hantée également.
L’auteur se penche sur le « vert paradis » des amours adolescentes, et tente d’en restituer la grâce avec humour et émotion.

Mon avis :

→ Sur la forme :

Catherine Choupin sait écrire et d’une très belle manière. Ce roman, comme les autres, se caractérise par une plume délicate, douce, sensible, agrémentée d’une pointe d’humour et de références culturelles. Signe que l’autrice est très douée : il reste en mémoire même après le mot fin. Elle sait nous toucher l’air de rien. A titre personnel, en tant que lectrice, c’est une chose que j’apprécie.

 → Sur le fond :

Largement autobiographique, Toute une vie à vous aimer nous fait remonter le temps, les années. Nous voici dans les années 60. Une silhouette, un regard et tout à coup, le cœur qui s’emballe. Celui de Marc, d’abord, qui tombe amoureux d’Ariane alors qu’ils ne sont que des gamins. Celui d’Ariane ensuite, qui s’entiche de ses jeunes voisins qu’elle aperçoit sur le balcon d’en face et qu’elle épie, puis tombe amoureuse de leur père, l’homme qui bouleversera son cœur et sa vie, à tout jamais.

Pendant une quarantaine d’années, nous vivons au rythme de ces battements de cœur, de ces rencontres fortuites. Nous voyageons dans le temps, dans l’espace, Brest – Paris, Paris – Brest , naviguons entre fantasme et réalité, espoirs et désillusions.

C’est pudique, tendre, bien construit et cela ne laisse pas indifférent.

Vous l’aurez je pense compris, Toute une vie à vous aimer m’a beaucoup plu. Catherine Choupin est de ces romancières que j’admire parce qu’elle a une plume et une voix, bien à elle, et qu’elle sait susciter l’émotion sans avoir besoin de sombrer dans le pathos ou le cliché.

Voilà donc une œuvre tendre que je vous recommande.

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J’ai lu : Devenir, de Michelle OBAMA

Il me tardait de lire l’autobiographie de cette femme qui m’a fait grande impression, notamment après avoir visionné plusieurs de ses discours.

Pour celles et ceux qui ne la connaitraient pas, il s’agit de l’épouse de Barack Obama, le 44ème président des États-Unis et prédécesseur de l’actuel, Donald Trump.

J’avais hâte de la découvrir alors, dès que son livre est sorti, je me suis empressée de l’acheter.

J’ai donc lu :

Tout d’abord, voici la quatrième de couverture :

“Il y a encore tant de choses que j’ignore au sujet de l’Amérique, de la vie, et de ce que l’avenir nous réserve. Mais je sais qui je suis. Mon père, Fraser, m’a appris à travailler dur, à rire souvent et à tenir parole. Ma mère, Marian, à penser par moi-même et à faire entendre ma voix. Tous les deux ensemble, dans notre petit appartement du quartier du South Side de Chicago, ils m’ont aidée à saisir ce qui faisait la valeur de notre histoire, de mon histoire, et plus largement de l’histoire de notre pays. Même quand elle est loin d’être belle et parfaite. Même quand la réalité se rappelle à vous plus que vous ne l’auriez souhaité. Votre histoire vous appartient, et elle vous appartiendra toujours. À vous de vous en emparer.” Michelle Obama

 **Mon avis **

Sur la forme :

La version française de l’autobiographie est fluide, écrite simplement et de manière agréable. Elle commence avec l’enfance de Michelle Robinson et se termine à la fin du second mandat présidentiel de Barack Obama.

Sur le fond :

J’ai mis un peu de temps à le terminer, signe que je n’ai pas été aussi captivée que prévu. Je m’attendais en effet à un récit très inspirant, avec des phrases percutantes ; le genre de celles que j’ai trouvées en lisant “what happens when you say yes”. Sur ce plan-là, j’ai été déçue car je n’ai finalement surligné que trois ou quatre passages, pas davantage :

J’avais saisi la corrélation simple et encourageante entre le temps que je consacrais à travailler et les résultats que j’obtenais.

Si l’on ne s’impose pas pour définir ce que l’on est, d’autres se chargeront très vite de nous présenter comme ce que nous ne sommes pas.

Je n’avais rien ou j’avais tout. Tout dépend de la façon dont on choisit de raconter l’histoire.

J’ai appris qu’il est plus difficile de haïr de près.

Est-ce à dire que Devenir ne m’a pas plu ?

Certainement pas.

J’ai au contraire beaucoup aimé. Honnête et intime, ce récit est avant toute chose celui d’une femme résiliente, que les obstacles et les épreuves n’ont pas mise à genou (si vous lisez mes romans, vous savez que c’est une thématique qui me plait beaucoup). Être femme et Noire en Amérique n’ouvre pas facilement les portes. Michelle Obama a travaillé dur pour y arriver, pour être à la hauteur comme elle le dit elle-même ; en cela, elle suscite mon admiration et mon respect.

Ceci dit, au-delà de son parcours méritoire et exemplaire, de son attachement profond à sa famille, de son rôle de maman qu’elle prend très à cœur, et du jeu politique dans lequel elle a été invitée à jouer malgré elle, ce qui m’a le plus touchée dans cette lecture, c’est la manière dont elle parle de son couple et de son mari. On sent la femme – le couple, sincèrement et profondément amoureux. Ils sont là, l’un pour l’autre, ils communiquent et se soutiennent. Certes, ils ont des hauts et des bas, mais ils font ce qu’il faut pour résoudre ensemble leurs problèmes, quitte à rencontrer un conseiller conjugal. Peut-être est-ce dû à mon côté fleur bleue, mais oui, ce sont toutes ces lignes qui m’ont le plus émue. L’amour et la politique font rarement bon ménage et cependant, aucun scandale, aucune allusion à une infidélité quelconque – de l’un ou de l’autre, n’a défrayé la chronique. C’est un couple solide, inébranlable, et j’aime ça !

Si l’histoire d’amour est belle à regarder…

(source : photo 1 Borepanda -Photo 2 Obama Presidential Library-Photo 3 article)

elle l’est encore plus à lire.

J’attendais Barack et, comme c’était le début du week-end et que je commençais à y être habituée, son retard ne me contrariait pas. je savais qu’il finirait par arriver et que mon cœur ferait, comme chaque fois, un bond dans ma poitrine quand je le verrais franchir la porte, tendre son manteau à la dame de la réception, se frayer un passage entre les tables, et sourire au moment où son regard croiserait enfin le mien. Il n’embrasserait, puis retirerait sa veste qu’il poserait sur le dossier de sa chaise avant de s’asseoir. Mon mari.

 

Et vous ? Avez-vous lu Devenir ? Avez-vous projeté de le lire ?

J’ai lu : Country

Résumé (de la version française)

Carpe diem.

Seule et déprimée après le décès de son mari, Stephanie ne sait plus que faire d’elle-même. Bill lui a pourtant été infidèle et leur relation s’étiolait. Elle accepte à contrecœur de partir en vacances avec deux couples d’amis et passe un séjour doux-amer. Sur la route du retour, sous l’impulsion du moment, elle se rend à Las Vegas. Après tout, personne ne l’attend plus chez elle.

Elle découvre les paysages uniques du Grand Canyon et fait la rencontre de Chase, un homme charmant avec qui elle prend plaisir à discuter. Gracieusement, il lui offre des billets pour un concert. Ce n’est que plus tard qu’elle comprend qu’il n’est autre que Chase Taylor, grande star mondialement connue de la musique country. Et quand il lui propose de l’accompagner en tournée, Stéphanie accepte. Après tout, personne ne l’attend plus chez elle…

Mon avis :

→ Sur la forme :

C’est le premier Danielle Steel que je lis depuis plusieurs décennies. Grande fan de cette autrice plus jeune, je me suis un jour retrouvée dans l’impossibilité de lire un autre de ses romans ; j’avais je crois, frôlé l’overdose.

Country est donc mon premier DS depuis un lonnnng moment, et mon premier en anglais.

Ce qui m’a attirée dans ce livre c’est la couverture et le titre : grande amatrice de musique country, j’ai eu très envie de découvrir cette histoire.

Sur la forme, je l’ai lue en anglais mais je dois dire que je n’ai pas été impressionnée par le style, au contraire. J’ai trouvé qu’il manquait d’émotion et de fluidité. J’aurais aimé plus de dialogues, moins de narration du style “elle lui répondit que, il lui dit que “.

 → Sur le fond :

Le grand défaut de ce lire, pour moi, est le manque cruel d’émotion. J’aimais l’idée de cette femme, subitement veuve, qui cherche qui elle est vraiment et se retrouve par inadvertance à une sorte de croisée des chemins sur la route de Végas.

Je trouvais ça original et j’attendais beaucoup de ce road trip, extérieur comme intérieur.

Hélas, j’ai pris une douche froide. Son cheminement est lourd et dépourvu d’émotions. Pour tout dire, même l’histoire d’amour avec ce chanteur de country m’a laissé de glace.

Est-ce moi qui ai changé ou le style de Danielle Steel ? Est-ce parce que j’ai lu ce roman en anglais et qu’en version brute il a moins de charme que traduit ?

Je l’ignore mais cette fois, la magie n’a pas opéré. Clairement, Country m’a déçue.

Il faudra que je tente un autre roman de Danielle Steel pour savoir si c’est, en ce qui me concerne, un accident de parcours ou non.

Et vous ? L’avez-vous lu ? Avez-vous sinon un autre roman de Danielle Steel à me suggérer ?

J’ai lu : Au-delà des Tours

Résumé :

« Parfois, je me demande comment ma vie aurait été si mon frère n’avait pas ruiné notre famille. Est-ce que je serais là, à zoner toute la journée dans cette banlieue merdique ? Est-ce que mes parents auraient encore un minimum de considération pour moi ?

Mais le mal est fait. À quinze ans, je suis rongée par la culpabilité et l’incompréhension. Je cache mon mal-être derrière mes allures de garçon manqué et ma brutalité. Pour survivre, j’essaie d’oublier cette souffrance, en attendant des jours meilleurs…

Je croyais avoir assez morflé, que ça ne pouvait pas être pire. Le sort s’est pourtant acharné. Un beau soir d’été, le passé a soudain refait surface et a plongé dans le chaos ce qui me restait de famille. C’était trop pour moi, alors j’ai fui cette réalité à tout prix, frôlant parfois l’irréparable… »

Mon avis :

→ Sur la forme :

J’ai découvert la plume d’Anaïs avec ce livre. Celle-ci est fine, délicate, pleine d’une émotion parfois contenue, mais aussi franche et percutante. Le livre se lit très facilement. L’univers sordide, l’ambiance, pesante et lourde, les problèmes familiaux, sont bien retranscris. On se voit nous aussi dans cette cité, aux côtés de ces ado en mal d’amour, ces enfants paumés, perdus, qui se débrouillent comme ils le peuvent.

→ Sur le fond :

Le livre met en scène des adolescents, ce n’est, a priori, pas mon genre de lecture. Pourtant je me suis laissée embarquer sans difficulté dans le quotidien tristounet de Debbie. La violence, la drogue, l’alcool, le mal être, les traumatismes mais aussi l’amitié, la solidarité… tout y est. La descente en enfer se fait en chute libre pour cette jeune fille qui lutte comme elle le peut, pour survivre dans sa cité, et qui fait aussi face à ses démons intérieurs. Franchement, nous n’avons aucun mal à entrer dans son histoire et à la suivre. C’est quelque chose que j’apprécie particulièrement dans une lecture : j’ai besoin d’accrocher tout de suite, sinon je mets un temps fou à lire l’ouvrage. Là, aucun problème.

Certes le sujet est lourd et je ne dirais pas que je me suis “détendue” mais j’aime les romans qui s’ancrent dans la réalité et qui traitent de sujets peu courants, donc pour moi, c’est une bonne surprise.

Mes deux petits points négatifs sont seulement :

– que j’ai eu un peu de mal à imaginer Palias en Ile-de-France, de nos jours (pas de téléphone portable pourtant légions chez les jeunes, pas de brassage ethnique)

– que j’ai trouvé la fin un peu brutale. Debbie souffre terriblement, tombe très, très bas, avant de commencer à se relever. Jusque là, c’est tout bon. Mais quand elle se relève (et sa famille avec) pour moi ça va un peu trop vite. Le livre se veut porteur d’espoir, alors bien sûr, il faut que le soleil perce le tas de nuages noirs qui se trouvent au-dessus de cette maudite cité, mais j’ai trouvé qu’il les chassait finalement assez rapidement.

Oui, je chipote mais c’est parce que j’ai aimé ce livre et cette ambiance glauque. Je m’y étais imprégnée au point que retrouver la lumière m’a un peu éblouie.

En tous les cas, si vous appréciez les romans réalistes, je crois que celui-ci pourrait vous plaire.

 

J’ai lu : Think Big make it happen in business and life

Résumé :

Bon, il n’existe pas en version française.

Ce livre co-écrit par Donald Trump et Bil Zanker.

A chaque chapitre, Donald Trump expose un de ses principes, et ensuite Bill Zanker raconte comment lui, dans sa propre vie et dans son entreprise, il les a appliqués.

Pour vous raconter ce livre, je vais faire un peu différent, parce qu’un sur le fond et sur la forme, ici, n’est pas le plus judicieux.

Je vous dirais d’abord que oui, j’ai osé lire un livre de Donald Trump, et je puis vous assurer d’une chose : j’ai du mal à imaginer que la personne à la tête des Etats-Unis aujourd’hui est la même que celle qui se présente dans ce livre.

Pourquoi ? Parce que les principes de vie, les valeurs et la mentalité de monsieur Trump dans son bouquin me semble à des milliers de kilomètres de ceux qu’ils énoncent et met en pratique en tant que président des USA.

Au regard de ce livre, la seule chose qui ne me surprend pas finalement, est qu’il soit parvenu à être élu. Il avait le mental (et les ressources) pour.

En tous les cas, je peux vous dire que j’ai adoré Think Big. Je l’ai trouvé très intéressant et motivant. C’est le genre de bouquin qui m’aide à garder le cap lorsque je flanche ou doute. D’ailleurs, dans mon carnet acheté en début d’année et très judicieusement intitulé ‘inspire, follow your dreams, be happy, let’s be great” j’ai pris pas mal de notes.

Si je ne relis pas Think Big, je pourrai les relire, elles.

En voici quelques unes, que je vous traduis pour plus de facilité :

Tu es seul, personne ne va te tenir la main tout le long du chemin

Vise toujours le top. Ce que tu rêves, c’est ce que tu feras. Si tu ne rêves pas en grand, tu ne feras rien de grand.

N’abandonne jamais. Ne t’arrête jamais jusqu’à ce que tu réalises ton rêve.

Concentre-toi sur les solutions, pas sur les problèmes. Mon conseil est d’identifier le problème et ensuite, d’aller vers quelque chose de positif.

Les problèmes qui te semblent énormes ne sont rien à l’échelle de l’humanité : sois positif.

Ne fais jamais rien juste pour l’argent. Fais-le pour l’amour.

Quand tu sers la main de quelqu’un, tu conclus un accord, alors respecte ta parole.

Suis ton instinct.

Tu dois savoir ce que tu veux et qui tu es.

Tu peux créer ta chance en travaillant dur.

Ce qui importe, c’est comment tu perçois tes revers et tes challenges. Si tu admets ta défaite, tu seras défait. Si tu acceptes que la situation est mauvaise mais que tu es déterminé à la dépasser, tu as plus de chance de t’en sortir. C’est ton choix.

Ne te déclares jamais battu. Si tu échoues, ce n’est pas grave. Cela peut ne pas dépendre de toi, mais ne jettes jamais l’éponge volontairement. Bats-toi. Toujours. Tu ne peux jamais savoir s’il n’y a pas une énorme opportunité juste derrière.

J’ai découvert que ce qui est trop facile est dénué d’intérêt.

Une fois que tu es arrivé au somment, il est tend de rendre aux autres. Donne à des associations, à tes enfants, transmets ton savoir aux autres et contribue culturellement. J’ai fait beaucoup d’argent, et j’en ai donné beaucoup.

Dans le contexte du livre et du récit que fait D. Trump, ces passages prennent tous leur sens. Franchement, je trouve que c’est un bon livre à  lire pour qui a un projet de vie, rencontre des difficultés, des obstacles ou doute. Il offre un état d’esprit, une attitude, et rebooste quand le besoin s’en fait sentir.

Quelle que soit notre opinion de Donald Trump – Président des Etats-Unis, je pense que ce livre vaut le détour.

 

 

J’ai lu : Instant, de Ludivine Delaune

Dernièrement, j’ai lu :

https://www.amazon.fr/Instant-Ludivine-Delaune-ebook/dp/B0746LLGT9/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1519544802&sr=8-1&keywords=ludivine+delaune
Instant

 

Résumé :

La vie est faite d’instants imprévisibles qui nous marquent et laissent une trace à jamais…
L’empreinte de ces moments va graver un nouveau chemin dans les quotidiens de Julia Duprey et de ses proches.
Cette seconde deviendra éternelle, bouleversera leur destin et changera toutes les autres à venir…
Plus rien ne sera comme avant… CET INSTANT…

” Je ne savais pas ce que voulait dire tomber amoureuse, et avec lui je l’ai 01compris tout de suite. Une pluie de sentiments s’est abattue sur moi, un lien indescriptible s’est tissé. On aurait pu appeler ça un coup de foudre, pour moi c’était un coup d’âme. Un choc rapide, brutal, incontrôlable entre son âme et la mienne. ”

Mon avis :

→ Sur la forme :

Ce roman est présenté sous une forme très originale puisqu’en fait, il s’agit de petites  histoires les unes à la suite des autres. Mais attention, ces histoires ne sont pas posées là par hasard. Elles ont un fil rouge, et une logique. Elles sont toutes écrites autour du thème de l’instant, de celui qui change une vie, la fait basculer.

Mieux, elles sont toutes liées les unes aux autres par les personnages. Tour à tour héros ou figurants, ils permettent de rendre le tout très cohérent et unitaire. C’est l’histoire d’une famille, et des collatéraux qui est ainsi narrée.

Autant vous dire que j’avais un léger a priori car je ne suis pas fan d’histoire très courte, mais il a vite été oublié. J’ai adoré le concept et adoré les histoires ici narrées.

La plume de Ludivine Delaune est fluide, délicate, tendre. Ce fut un vrai plaisir que de la découvrir.

 

→ Sur le fond :

J’aime les histoires avec un thème, celles qui font travailler un peu mes neurones, qui me font réfléchir.

De prime abord, nous pourrions penser qu’Instant n’est qu’un simple recueil, il est bien plus.

Chaque personnage vit, à un instant T, un événement, un moment, une rencontre, quelque chose qui transforme sa vie, pour le meilleur ou pour le pire.

Ce sont les moments qui font tout basculer qui nous sont ici narrés et croyez-moi, il y en a certains qui ne vous laissent pas insensibles. C’est beau, angoissant, triste… et derrière, nous ne pouvons nous empêcher de penser à nous.

Quels sont les instants qui ont fait basculer notre existence ?

 

Vous l’aurez compris, j’ai adhéré à ce livre, aussi bien sur le fond que sur la forme. Il se lit très vite, mais j’ai pris mon temps, en ne lisant qu’une histoire par jour, en recevant une émotion à la fois.

Mon coup de cœur est l’histoire “instant éternel – Marguerite Hershel” (chapitre 2).

Cet instant de lecture a fait basculer ma vie ; j’aurais peut-être reposé le livre, je l’ai continué grâce à elle : Ludivine a su me faire adhérer à son concept.