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Comment faire une bonne quatrième de couverture

Comment faire une bonne quatrième de couverture

Quelques petits trucs et astuces 

par MAUDE PERRIER

Il est inutile de vous préciser à quel point la quatrième de couverture est importante : vous le savez déjà.

Mettez-vous dans la peau de votre lecteur cible. Imaginez-vous sur Amazon ou dans une librairie. Vous avez été attiré par un titre ou une couverture. Qu’est-ce qui vous décidera à acheter le livre ? Le résumé évidemment. Si ce que vous lisez vous séduit, vous interpelle ou vous intrigue, il y a de bonnes chances pour que vous ayez envie de l’acheter. Sinon, vous passera votre chemin.

Nous avons tous le même comportement lorsque nous sommes à la recherche d’une lecture n’est-ce pas ? Nous lisons la quatrième de couverture et décidons à ce moment-là si oui ou non, le roman peut nous intéresser.

Une couverture attractive ? Oui

Un titre accrocheur ? Oui

Une quatrième de couverture accrocheuse ? Encore oui.

Mais comment se construit-elle ?

Quelques livres français sur l’auto édition en parlent. Sur Internet, j’ai trouvé pas mal d’articles aussi, dont la majorité en anglais.

Je vous expose dans ce billet ce que j’ai lu et qui vous sera peut-être utile lorsque vous en viendrez à rédiger le résumé de votre roman.

Sachez tout d’abord qu’il n’y a pas de règle universelle, de formule magique, de méthode unique qu’il faut absolument suivre pas à pas. Vous pouvez faire ce que vous voulez.

Mais de mes lectures, je tire la conclusion suivante : il est plus facile de suivre certaines étapes. Le risque de faire totalement fausse route est moins grand.

  1. D’abord, il faut présenter la situation de départ et le personnage principal. Dans l’idéal, plantez le décor, par exemple le lieu, la période et donnez quelques informations sur votre héros/héroïne. Ne racontez pas sa vie mais décrivez-le de manière à ce que le lecteur ait envie d’en savoir plus.
  2. Ensuite, introduisez le problème, l’évènement, ce qui arrive et qui va bouleverser la situation initiale et la vie de votre protagoniste.
  3. S’en suivra un questionnement. Vous devrez éveiller la curiosité du lecteur de telle sorte qu’il aura envie de découvrir votre histoire pour connaître la réponse aux questions que vous aurez soulevées.
  4. Enfin, vous pouvez terminer en décrivant le style de votre livre ou de votre plume, par exemple en présentant votre intrigue comme hitchcockien, votre comédie comme dans la lignée du journal de Bridget Jones, etc. En faisant référence à des ouvrages connus, le lecteur saura à peu près à quoi s’en tenir. S’il a aimé Bridget Jones, il peut se dire qu’il aimera votre livre.

Quatre phases donc, mais pas quatre phrases, sauf si vous êtes capables de provoquer beaucoup d’émotion et d’intérêt en très peu de mots.

Ne faites pas trop court sinon, ni trop long. Ayez à l’esprit qu’un lecteur lit généralement le début, la première ligne, éventuellement la deuxième. Ce sont elles qui sont les plus importantes. Elles sont là pour l’attirer et l’inciter à poursuivre. Elles donnent le ton général. Peaufinez-les. Travaillez-le comme vous travaillez les premières phrases de votre roman. Pensez « accrocheur » « percutant » « captivant ».

Attention : ne résumez pas votre livre ! Rien n’est pire que de dire tout ce qui va arriver. Vous vous doutez bien qu’en faisant cela, vous faites perdre à votre roman tout intérêt.

Soyez malins aussi, ajoutez dans vos paragraphes les mots-clés dont vous vous êtes servis sur KDP au moment de choisir les catégories et les keywords. Par exemple : une romance paranormale, un thriller apocalyptique, etc

Employez des mots forts, des hyperboles « grandiose » « inoubliable »  « addictive » et servez-vous de mots connotés émotionnellement « dramatique » « intense » « violent »… Rappelez-vous que la décision d’achat n’est pas un acte conscient : elle est causée par l’émotion. Si d’une manière ou d’une autre vous êtes parvenu à susciter une émotion chez votre lecteur (l’envie, le désir, la peur, l’angoisse, la curiosité etc), il cherchera à en savoir plus. Si votre présentation est plate, qu’elle ne le touche pas, il ne sera pas enclin à vous suivre.

Posez des questions ! Elles suscitent la curiosité justement et donnera à votre lecteur une bonne raison de découvrir votre histoire : il voudra voir de quelle manière vous y répondez.

Alors, facile ? En théorie oui mais en pratique…

Je crois qu’au moment d’écrire une quatrième de couverture, il est bon de se placer dans la peau de la personne à qui notre livre est destiné. Si, côté lecteur, vous êtes intéressé, il y a de bonnes chances pour qu’elle le soit aussi. Si au contraire vous trouvez ce que vous avez écrit banal, quelconque, il vaut mieux retravailler. N’hésitez pas à regarder ce qui se fait déjà (lisez les quatrièmes de couverture de livres qui marchent) ni à demander des avis extérieurs si vous le pouvez, à vous ensuite de décider si oui ou non, vous voulez en tenir compte.

Voilà, vous savez comment faire maintenant n’est-ce pas ? Alors à vous de jouer.

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