Il était temps que je me réveille !

La paresse, c’est l’oreiller du diable

Proverbe scandinave

Je ne sais pas ce qu’il en est pour vous mais j’ai remarqué que ne pas faire quelque chose pendant plusieurs jours était suffisant pour qu’un rythme soit cassé.

Ces derniers temps, j’avais délaissé La Femme de l’ombre au prétexte que je faisais mille autres choses. Au prétexte oui, parce que si vraiment j’avais voulu, j’aurais mis l’écriture de ce roman en haut de ma to do list. Mais voilà, rédiger ce billet chaque soir, chercher des photos, de nouvelles applications censées m’être utiles, faire un tableau de visualisation, lire, et mon quotidien de femme active et de maman sont des activités qui m’ont éloignée de ma tâche numéro 1. De priorité, l’écriture de mon  onzième roman est largement devenue secondaire.

Je ne dis pas que faire “une petite pause” est mal en soi, il est bon de se mettre un peu au vert, de prendre du recul, de laisser le cerveau se reposer, mais passé un ou deux jours, se remettre au travail devient primordial sinon ce qui doit fatalement arriver se produit : la paresse s’installe. Quand j’écris un livre, je suis dans une bulle, seule avec mes personnages qui évoluent devant moi. Après plusieurs jours, le contact se perd, la bulle éclate. Les personnages deviennent évanescents, ils perdent de leur substance, redeviennent de simples pensées, un lointain souvenir par moment.

Une partie de moi savait que je devais me remettre à écrire, que je devais recréer cette bulle, mais elle s’est heurtée à ce qui chez l’Homme est naturel : s’amuser, faire le plus sympa, le plus facile. J’avais beau culpabiliser, je n’ai pas réagi tout de suite. J’ai préféré laisser autre chose me détourner de mon objectif.

Hier enfin, consciente de la mauvaise pente sur laquelle je me trouvais, j’ai rouvert mon traitement de texte pour donner de la voix à Audrey. Je n’avais pas écrit plus de quelques lignes qu’un rappel à l’ordre et un constat m’ont fait sursauter d’effroi : pas de livre depuis Une raison d’espérer sorti en janvier. Pour une personne qui prétend vouloir ne faire que ça, c’est assez maigre comme résultat.

Hasard ou coïncidence, ce matin j’ai suivi dans le train un cours absolument génial intitulé “concentration and focus : the principle of deep work“. Il était question de priorité, du temps passé à travailler pour ce qui en valait la peine et celui occupé à ce que j’appellerais du brassage d’air.

Forcément les remarques et réflexions du professeur ont eu un écho retentissant en moi qui depuis quelques jours délaissais La femme de l’ombre. Ce cours, venu au bon moment, a renforcé l’impact du coup de pied aux fesses reçu la veille. Surtout il m’a remise sur les rails.

Entre hier et aujourd’hui plus de 5000 mots ont été écrits, soit deux chapitres entiers. La bulle est recrée. Je suis de nouveau au contact d’Audrey, de Luc, et d’Alysson.

Mon objectif pour le mois de mai, ma priorité des priorités est bien de terminer ce roman. De finir le premier jet, de le relire, le retravailler et arriver à une version présentable que je pourrai présenter aux personnes qui seront volontaires pour me faire un premier retour.

Tout le reste passera après et sera accompli sur du temps spécialement dédié.

De ces quelques jours de paresse, je tire tout de même plusieurs enseignements :

    • il est très facile de vite perdre de vue son objectif et se laisser distraire
    • la paresse engendre la paresse
    • j’ai encore du chemin à parcourir, et surtout, un travail à faire sur moi-même, si je veux atteindre le but que je me suis fixée.

Peut-être pour vous ces leçons sont des évidences. Certes, mais les vivre n’est pas la même chose que le savoir en théorie. En cela, cette période de flemmardise a eu du bon. Après tout, le principal n’est pas de faire un sans faute, mais au contraire, de faire des fautes, d’en prendre conscience, et d’en tirer les leçons.

La leçon a été bien apprise.

Elle pourrait figurer parmi mes trois notes positives, mais j’en ai d’autres :

  • de nouveaux commentaires pour Une raison d’espérer, La magie de l’hiver, Le prix à payer,
  • des vacances d’été à l’étranger qui se profilent,
  • un vrai plaisir de regarder une vidéo TedX qui m’a fait rire dans le métro !

A demain… 😉

 

Commentaires

  1. Kaz a dit :

    Bravo !! 🙂

  2. Emerance a dit :

    Bonsoir, Maude;
    Tu as raison, quelques fois on s’éparpille un peu trop. Pas toujours évident de rester concentré sur un objectif sans discipline et, à condition que le corps mais surtout la tête ne lâche pas.
    Félicitations pour les nouveaux commentaires!
    Bonne journée pour demain

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