Des instants de stress, et du soulagement.

Aujourd’hui était le grand jour : celui du rendez-vous à l’antenne de police pour le passeport du fiston.

Rendez-vous avait été pris pour 9h15 autant dire qu’il ne nous fallait pas traîner. Partis de la maison à 7h15, nous sommes arrivés au bon endroit à 8h30. Le temps de repérer les lieux (même avec Google Map, je trouve le moyen de me planter de sens) et hop, je propose à Choupi un chocolat et un croissant dans une brasserie. Il est partant, comme d’habitude, et comme d’habitude, il grignote, trempe à peine ses lèvres puis :

– je suis obligé de tout finir ?

A 6€ sa collation, j’enrage presque.

Je profite du croissant mais délaisse son chocolat. Je n’aime déjà pas ça chaud, alors froid, je déteste.

Le bâtiment dans lequel nous pénétrons est très joli (de l’extérieur). L’intérieur me laisse un instant désarçonnée. Pas grand monde pour vous renseigner. En même temps il n’est que 9 h….

Une fois dans la bonne salle, on me demande de prendre un numéro. Je me plie à la règle et là, grosse sueur froide : quand l’appareil me demande si j’ai rendez-vous, confiante, je dis oui et entre mon numéro de téléphone.  Aucun rendez-vous – numéro inconnu.

Quoi ? En une fraction de seconde, les scénarios les plus sombres se forgent dans mon esprit. Et si le rendez-vous par internet n’était pas bon. J’avais reçu un rappel dimanche mais sait-on jamais. Et si ? Et si ? Je recommence une, deux, trois fois, toujours ce même message trèèèèès stressant.

A coté de moi, une dame tente à son tour de prendre un numéro : même message. Rassurée ? Pas vraiment. C’est alors que j’entends la femme à l’accueil dire qu’il faut attendre une minute pour les rendez-vous de 9h15.

Après un ouf de soulagement, je m’assieds. On crève de chaud dans cet espace étroit et non climatisé. Choupi est sur la tablette. J’attends, impatiente, puis tente à nouveau d’obtenir un numéro. Cette fois hourra, je suis reconnue !

Dès que mon tour arrive, je fais un bond. Choupi a du mal à décrocher de son jeu ; je le secoue – pas comme un prunier mais pas loin. Je suis sur les nerfs, j’ai chaud et j’ai hâte d’en finir.

Sans mentir, la procédure prend quelques minutes à peine. J’étais venue avec un tas de photocopies, la dame n’en prendra aucune. Elle scanne ma carte d’identité, scanne l’acte de naissance… elle scanne tout en fait, alors qu’ils demandaient des copies ! Merci pour les arbres !

Elle m’annonce un délai de 5 semaines ; je déglutis fortement. Mais elle est confiante : ce sera bon pour août. Yesssss ! Je retiens son acquiescement de tête et n’attends pas mon reste.

Nous ressortons : il n’est même pas 9h15 !!!

Un poids en moins dans l’estomac, j’accepte de conduire Choupi dans le parc où il avait repéré une aire de jeux. Mince, c’est une aire pour bébés !!! Il y a du sable et des petits qui jouent avec des sceaux et des râteaux ! Mais rien n’arrête mon fils quand il est question de s’amuser. Chaussures retirées, il grimpe sur la petite structure.

Je m’impatiente après son énième tour.

Il est tôt, nous sommes à Paris. Je lui avais parlé d’aller voir la Tour Eiffel donc, je le conduis au Champ de Mars. L’expédition en métro est longue mais pas grave, nous y arriverons.

– Maman je peux faire de la tablette ?

– Non, pas dans le métro ! regarde !

La ligne 6 permet d’entrevoir la Dame de Fer. Choupi regarde vite fait, puis s’en désintéresse. J’hésite à poursuivre jusqu’aux Champs Elysées pour rentrer, mais finalement décide au dernier moment de descendre pour l’emmener la voir de plus près. Il fait très chaud mais nous y allons. Hélas, avec les mesures de sécurité, l’accès est entravé. Nous pouvons quand même la voir … sauf que mon fils s’intéresse davantage aux vendeurs à la sauvette de micro Tour Eiffel pour touristes !!! Mince il a la vraie devant les yeux et tout ce qu’il veut c’est me faire acheter un tas de babioles qu’il mettra dans un coin de sa chambre, avec toutes les autres !

Déterminée quand même à lui faire découvrir un peu les monuments parisiens qu’il a étudiés en classe, (avec l’espoir qu’il s’exclamera ô waouh) je lui propose une croisière en bateau mouche. Il est enchanté. Et pendant la balade :

– maman, je pourrai faire de la tablette sur le retour ?

Ah mais zut là ! Je l’avais emmenée pour être peinarde dans le train. C’était cool en effet mais là, je regrette. Il regarde peu, veut monter puis descendre, s’amuse avec des planches… bref, le désappointement et la frustration pointent le bout de leur nez. Ceci étant la balade d’une heure était sympa et le vent vraiment agréable.

Nous finissons quand même par rentrer à la maison, sans gros souci. Piscine pour lui, bière pour moi… puis piscine pour moi aussi. J’en avais envie, j’hésitais, et puis je me suis dit allez go, fais toi plaisir. Voilà un moment de détente bien mérité. Et c’était agréable en effet. Choupin était tout content et pour une fois, pas de “maman je peux faire la tablette”.

J’en ai profité, et me suis dit que c’était ça la vraie vie. Etre là plutôt que crever de chaud au bureau ou peiner pour rentrer chez soi à cause d’incidents de trains.

La journée était off par obligation, mais elle m’a permis de prendre un peu de recul.

Et cet après-midi, autre raison de sourire : La fin de l’hiver, désormais disponible en broché est arrivé chez une lectrice. J’appréhendais le rendu, elle me dit qu’il est bien. Ouf, je suis soulagée là aussi.

Tout est  bien qui se termine donc bien  !!! Enfin l’épreuve des papiers est terminée !

 

Commentaires

  1. Emerance a dit :

    Chère Maude,
    Tout est bien qui finit bien ! Une bonne journée en somme.

  2. Du grand Maude Perrier cette aventure ! Lol

    1. Maude a dit :

      Du très grand en effet !

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