Interview d’Anäis W.

Je l’ai découverte par différents biais mais surtout par son roman Au-delà des tours.

J’ai eu envie de l’interviewer dans le cadre de ma rubrique ” de plume à plume” et elle a accepté.

Voici donc l’interview vérité d’Anaïs W.

  

 Première partie : la femme

M.P : Bonjour Anaïs, pour commencer, peux-tu te présenter en quelques mots ?

A.W : A la fois courageuse et hésitante, enthousiaste et pleureuse, motivée et fainéante, folle et raisonnée. L’amour du partage avant tout.

M.P : A quoi ressemble une journée typique dans ta vie de tous les jours ?

A.W : Même en travaillant à la maison, j’ai un planning assez rigoureux. Levée à 8h, une heure pour me préparer, un peu de yoga ou lecture de développement personnel. J’attaque une heure de travail (écriture ou blogging, emailing, organisation d’évènement…) avant une courte pause en-cas, puis re-travail jusqu’à 12h30. Je prends plaisir à cuisiner, à partager avec mon conjoint qui travaille aussi à la maison et nous réattaquons à 14h. Trois fois par semaine, je vais au sport en milieu d’après-midi (1 h de muscu, 30 min de spa:-P ) puis je « bossouille » un peu avant de tout arrêter. Ma journée se finit soit devant un film, soit devant une bière dans un bar en écoutant un concert ^^

Il faut faire preuve de discipline, mais j’ai la liberté de ne pas travailler quand je suis à plat, de partir me promener quand le soleil est au rendez-vous et de décaler mon travail comme bon me semble

M.P : As-tu des passions ou des hobbies autres que l’écriture ?

A.W : Difficile à dire, je suis plutôt de nature curieuse et touche à tout. Je n’ai donc pas d’autres passions qui me prennent un temps fou, mais plusieurs petites activités au quotidien, dont celles que j’ai mentionnées plus haut : la cuisine, le sport, les randos… Bien sûr, je bouquine aussi ! Même si comme beaucoup, je ne prends pas le temps de le faire assez.

Deuxième partie : l’autrice

M.P : Comment es-tu arrivée à l’écriture ?

A.W : Par un surplus d’imagination. Il fallait que ça sorte ! J’ai découvert le plaisir de la lecture avec Harry Potter, par pur hasard, car les livres ne m’intéressaient pas du tout… J’ai ensuite dévoré l’ensemble de la bibliothèque de ma mère… et mon cerveau tournait à plein régime. Alors un jour, à douze ans, pendant des vacances avec mes grands-parents, j’ai pris un cahier (les bleus tout moches pour les brouillons) et j’ai posé mes premières lignes. Depuis je ne me suis plus arrêtée.

M.P : Autodidacte ou formation (ateliers, livres, coach, etc) ?

A.W : Autodidacte à 100%. Déjà, comme je l’ai dit, c’est arrivé tôt dans ma vie. Je n’ai jamais cherché par la suite à me former. Je suis mon inspiration. J’ai vu qu’il y avait une question à ce sujet plus loin, alors je n’en dis pas plus !

M.P : Qu’aimes-tu le plus dans l’activité d’écrire ?

A.W : La liberté qu’elle me procure et sa simplicité. Pour moi, ça coule de source, je suis incapable d’expliquer comment j’écris et comment je choisis une histoire. C’est comme ouvrir son frigo et prendre quelques ingrédients pour faire un plat succulent. J’ouvre mon esprit à de nouvelles idées et elles s’enchâssent ensuite naturellement les unes avec les autres pour former un roman, jusque-là très apprécié des lecteurs.

J’aime écrire en me disant que tout est possible, que je ne sais pas encore de quoi mon livre sera fait, ce qu’il apportera. J’ai toujours ce petit frisson quand je m’installe devant mon PC le matin, et que j’ouvre mon manuscrit en me disant « allez, c’est parti ». Je débranche mon cerveau de tout ce qui est pragmatique et je laisse mon imagination me porter.

C’est cette sensation d’être transportée par ce que j’écris qui me grise, comme un lecteur dévorant un livre.

M.P : As-tu une routine d’écriture ? Un moment particulier dédié à cela ?

A.W : Alors, je n’ai pas de routine, j’ai plutôt des « périodes » où je me consacre à l’écriture, plus qu’à tout le reste. Dans ce cas-là, autant dire que mon quotidien devient chaotique. Je vais me lever à n’importe quelle heure, souvent plus tôt, car l’inspiration va m’avoir délogée du lit. Je vais écrire des heures sans m’arrêter, sauf pour manger (et c’est à cause de mon conjoint, sinon, je m’en passerais bien !)…

Parfois, je me force à faire une pause pour marcher et prendre du recul, puis je vais écrire jusque tard le soir et me relever une heure après m’être couchée. Vraiment, je deviens esclave de l’écriture ^^

Donc voilà, j’écris parfois en dehors de ces périodes intenses, dans ce cas je dis « j’écrivaille », quand j’ai un peu d’inspiration ou des idées, mais sans m’impliquer.

M.P  : Où trouves-tu ton inspiration ?

A.W : En y repensant, c’est drôle, très souvent l’idée germe un peu à mon insu. Vous savez, un peu comme une petite plante sous la terre, qui prépare ses racines, puis soudain, on commence à voir une petite tige et deux feuilles qui sortent. Ce moment où l’idée devient claire et que l’histoire se forme dans mon esprit, ça m’arrive souvent en voiture, avec la musique et le paysage qui défile.

Je commence à me raconter une histoire… et soit elle va mourir une fois le trajet terminé, soit elle va prendre. Là, je ne contrôle plus rien. Dès que possible, je jette tout ce que j’ai en tête sur un papier… et la petite plante sortie de terre va se transformer en arbre robuste au fil des mois.

Donc je pense que je ne trouve pas l’inspiration. C’est elle qui me saisit au moment où mon esprit est prêt à l’accueillir.

M.P  : Quel est ton genre de prédilection ? Saurais-tu expliquer pourquoi lui et pas un autre ?

A.W : Je n’aime pas cette question, car mes livres sont transgenres. Je dis souvent qu’« Au-delà des tours » a une ambiance polar, par son côté plus sombre et écorché vif, alors que « L’espoir au corps » parle d’une histoire d’amour (loin d’être fleure bleu) et « Débolis Héyavé » de spiritualité. Donc pas vraiment de genre de prédilection. Plutôt un « thème » : les parcours de vie. Des personnages qui galèrent et qui trouvent le courage de s’en sortir.

Ce qui caractérise mes romans, d’après le travail que je fais au moment de l’écriture, et qui a été confirmé par mes lecteurs, c’est l’émotion qui en ressort. Je veux que le lecteur ressente exactement ce que le personnage traverse, et comprenne toute sa psychologie. Le pourquoi du comment. Car si mes romans sont porteurs d’espoir (ils finissent toujours bien !) je souhaite que cet espoir soit ancré émotionnellement pour le lecteur. Qu’il devienne viscéral. Et pour ça, il n’y a que les émotions, au plus près, au plus juste, mot après mot.

Après, pourquoi est-ce que j’écris ces parcours de vie dramatique, plutôt que de la comédie ou des romances érotiques ? Aucune idée. À douze ans, ma première histoire était déjà dans cette thématique. C’est ce qui me parle.

M.P : Quel est parmi tous les livres que tu as écrits, celui que tu préfères ? Pourquoi ?

A.W : Honnêtement, je pense qu’il s’agit de « Juste Puni », mon quatrième roman à paraître en septembre 2018. Car il est un mélange parfait de mes trois premiers romans. Il a la force et l’impact d’« Au-delà des tours », la maturité de l’écriture de « L’espoir au corps » et il est une continuité de « Débolis Héyavé ». « Débolis Héyavé » est un roman court et les lecteurs en redemandaient sur l’avenir des deux amis dans ce livre. Ils retrouveront tout cela en 300 pages avec une histoire très différente et tout autant bouleversante (j’espère !).

Donc « Juste Puni » est, je crois, ce que j’ai fait de mieux aujourd’hui, mais surtout, c’est celui qui m’a le plus touchée et coûté.

Pour ce roman, j’ai vraiment regroupé tout « mon talent » pour aller au fond des émotions et de l’esprit torturé des personnages. C’est une histoire, qui plus que les trois autres, me prend aux tripes.

M.P : Quels auteurs/autrices admires-tu ?

A.W : Les deux auteurs français « Caryl Ferey » et « Karine Giebel ». D’abord, car leurs histoires ne m’ennuient jamais et surtout, car j’aime énormément leur style d’écriture. Ils choisissent chacun de leur mot avec précaution, et le rendu est juste génial.

M.P : Y a-t-il un livre dont tu aurais aimé être l’autrice ?

A.W : Allez, j’ose. J’aurais aimé être l’autrice de la saga Harry Potter. Parce que je trouve ça tellement puissant d’écrire 7 tomes, avec une histoire qui se tient de bout à bout. D’écrire une histoire qui apporte tellement des messages forts sur des générations entières. Messages d’amitiés, de courage, de volonté, être humble, aller de l’avant. J’ai relu un peu Harry Potter, récemment, après être devenu autrice et je me suis vraiment rendu compte du génie de ces romans, dans leurs histoires et leur écriture.

M.P : Tes livres sont en Maison d’édition ou autoédition ? Peux-tu expliquer ton choix ?

A.W : J’ai fait le choix de l’autoédition dès le début, car je voulais porter mon projet, mon bébé. Je voulais voir de quoi j’étais capable et me surpasser. Aujourd’hui, si je devais être avec une maison d’édition ça serait pour aller plus loin et rencontrer davantage de lecteurs, et non par facilité. Il faudra donc qu’elle me propose un vrai plan d’attaque et m’apporte ce que je ne suis pas capable de faire en indépendant (participation à des prix, médias et diffusion).

M.P : Quels sont tes projets ?

A.W : Déjà, il y a la sortie de « Juste Puni » en septembre 2018, qui va me demander beaucoup de travail.

Mais j’aimerais aussi écrire plus régulièrement pour publier plus souvent, sans pour autant aller à l’encontre de mon inspiration. J’aimerais ainsi publier mon cinquième livre en juin 2019. Le manuscrit est déjà en attente, l’histoire en partie écrite.

Sinon, en dehors de l’écriture, j’ai toujours plein de projets ! Je cherche des idées innovantes pour rencontrer mes lecteurs… et je réfléchis beaucoup à des moyens d’aider des auteurs qui se lancent comme moi en auto-édition, via mon blog d’abord, puis pourquoi pas, avec du coaching ou des formations. C’est très intéressant, mais ce n’est pas encore ma priorité. L’écriture et mes lecteurs en premier !

M.P : Où peut-on trouver tes romans, et te trouver toi ?

A.W : C’est très simple ! Ne serait-ce qu’en tapant « Anaïs W. » sur Google, on me trouve partout. Après, plutôt qu’Amazon, pour les livres papier, je préfère recommander mon site AnaisW.com. Les lecteurs y trouveront toutes les informations dont ils ont besoin : résumé, extrait, et une boutique pour commander des exemplaires papiers dédicacés…

Au quotidien, on peut aussi me suivre sur les réseaux sociaux, Twitter, Facebook et Instagram. Je partage un peu de mon enthousiasme, des recommandations de lectures, des moments forts… enfin ! Je vous laisse tester ^

La question bonus :                                                                                            

M.P : Si tu croisais la route du génie d’Aladin, quels seraient les trois vœux que tu formulerais ?

A.W : Je pense que je donnerais mes trois vœux à quelqu’un d’autre. Personnellement, je pense que l’on peut tout avoir par soi-même, avec de la volonté. Et que le travail accompli pour obtenir ce que l’on souhaite est source d’enrichissement. Je ne veux donc pas que le génie d’Aladin me facilite la tâche.

M.P : J’adore cette réponse !! Vraiment, je la trouve excellente.

Merci à Anaïs pour avoir accepté de répondre à mes questions et l’avoir fait avec autant de gentillesse et de disponibilité.

 

Pour la trouver :

Son site : anaisw.com

Sa page Amazon : page Amazon

Sa page Facebook : Facebook

 

Comments

  1. Très chouette interview d’une auteure qui donne très envie de la découvrir.

    1. Maude says:

      Oui, elle vaut le coup 🙂

  2. celine says:

    J’aime

    1. Maude says:

      Merci Céline 🙂

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