Migraine : un mal mais pas une maladie

Elle n’est pas considérée comme une maladie et pourtant, Dieu sait qu’elle peut être handicapante et faire horriblement souffrir.

Je parle de la migraine bien sûr, cette non-maladie qui empêche souvent de vivre.

Je suis migraineuse depuis que j’ai 12 ans environ… voyez-vous même, cela fait 28 ans que je vis avec des céphalées qu’aucun Doliprane ou Efferalgant ne soulage.

Avoir mal simplement mal la tête, je ne sais pas ce que c’est.

Avant, je ne consultais que mon généraliste qui se bornait à renouveler des médicaments.

Aujourd’hui, je consulte un neurologue… qui ne fait que renouveler des médicaments.

C’est déprimant. Désespérant.

La migraine me pourrit l’existence depuis gamine : les fêtes, les sorties en boîte, les parcs d’attraction, les manèges… là où les autres s’amusent, moi je démarre avec enthousiasme et finis au bord du gouffre.

Les premiers jours, lorsque je voyage, elle s’impose. Elle m’a ainsi gâché la visite de Los Angeles ! Il y a deux ans, je suis partie une seule semaine en vacances et j’ai eu la migraine 5 jours sur 7… super.

Le roman Une seconde chance, a été écrit pendant une période particulière où les crises se répétaient, où j’en arrivais à prendre tellement de médicaments que j’en étais droguée – n’ayons pas peur des mots.

La migraine, c’est vrai, a cet effet pervers qu’elle pousse à la prise médicamenteuse. Pire, elle survient parfois parce que le corps est en manque de médicament. Dans tous les cas, elle paralyse. Elle vous pousse à rester couchée alors que vous ne demandez qu’à vous lever. Elle vous coupe les ailes alors que vous voulez écrire votre livre…

Ce n’est peut-être pas une maladie, mais je vous jure que c’est un poison.

Bref, c’était la minute état d’âme d’une migraineuse en crise depuis deux jours, dont l’écriture du prochain roman stagne.

 

 

Comments

  1. Je ne peux que compatir à ton mal et espérer qu’un jour, tu en sois débarrassée par Dieu sait quel moyen. On oublie la décapitation évidemment 😉 😉
    Allez courage,

    1. Maude says:

      La décapitation… oui parfois j’en rêve.
      Merci !

  2. Je te plains de tout mon coeur ♥ bises

    1. Maude says:

      Faut pas me plaindre, il y a pire 🙂 mais merci, je prends la bise.

  3. Bibicheandco says:

    Je compatis, je suis migraineuse depuis mes 10 ans à peu près.
    Je prenais du migpriv pour me soulager car ni le paracetamol, ni l’ibuprofene ne me soulageait ces dernières années.
    Mes seuls moments de répits ont été pendant mes grossesses.
    J’ai arrêté la contraception hormonale (pilule) il y à plusieurs mois et depuis je n’ai plus de migraines, seulement 3/4 simples maux de têtes en 3 mois c’est exceptionnel pour moi.
    Peut-être devrais-tu chercher de ce côté là pour tenter de réduire les crises.
    Courage ?

    1. Maude says:

      Mon médecin m’avait dit que j’en aurais pas pendant ma grossesse, j’en ai eue et bien sûr droit à aucun médicament 🙁
      Oui tu as raison je vais me pencher de ce côté 🙂

  4. Emerance says:

    Bonjour, Maude,
    Je sais que tu n’as pas le choix, mais je me demande comment tu fais pour vivre avec cette maladie invalidante qui pourrit la vie. J’ai découvert quelque chose il y a quelques années, lorsque j’ai arrêté de fumer, je ne savais même pas que ça pouvait exister. Je ne sais plus le nom que cela porte, mais les parfums, du moins certains, naturels ou pas me provoquent instantanément dans la seconde, une migraine lorsque je les respire. Alors je comprends combien ta vie est chamboulée, lorsque la migraine est là. Bon courage, Maude Bise.

    1. Maude says:

      Oui, beaucoup de facteurs déclenchent des migraines, certains où tu peux y remédier, d’autres moins, comme la chaleur par ex. Si un jour je trouve le ou les facteurs déclenchant chez moi, je crois que je ferai plus que sauter de joie. Merci Emérance.

  5. Zocchetto says:

    Courage

    1. Maude says:

      Merci 🙂

  6. Rocha Santos says:

    Ce n’est absolument pas normal d’avoir des migraines de façon aussi régulière. L’alimentation, le changement de rythme, les soucis de constipation (minute glamour!), tous ces facteurs sont à prendre en compte. Consulter un naturopathe serait sans doute à envisager. Courage pour ces moments difficiles !

    1. Maude says:

      Un naturopathe plutôt qu’un neurologue, l’idée n’est pas mauvaise. Au moins j’imagine que les traitements seront plus naturels et moins néfastes pour le reste du corps.
      J’ai un traitement de fond sensé espacer le crises mais il ne fonctionne pas à tous les coups. 6 jours de migraine depuis le début du mois de février 🙁

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