Mon évolution personnelle en 2018

Chaque année depuis un petit moment  – en fait, depuis 2014, j’apprends, j’évolue, j’ose et travaille sur moi pour surmonter mes démons, mes obstacles et poursuivre ma route avec une plus grande sérénité.

Tous les ans j’essaie de m’améliorer, de grandir et d’entreprendre de nouvelles choses, celles qui me font envie ou me tiennent à cœur, celles qui me correspondent.

2018 n’ a pas fait exception à la règle, au contraire, je crois que j’ai évolué dans le sens de la personne que je suis vraiment – celle que je souhaite en tous les cas devenir.

1. J’ai osé nouer une relation avec une personne sans-abri

Dans un article que j’avais posé sur ce blog “elle s’appelle Judith” je vous avais raconté comment j’étais entrée en contact avec une femme sans-abri que je croisais tous les matins alors que j’étais en pleines recherches pour Une femme en errance.

Judith n’occupe plus ce bout de trottoir depuis des mois; des gens du quartier se sont émus de son sort et l’ont prise sous leur aile.

Désormais, il y a ce monsieur qui fait la manche toute la matinée, avec sa béquille et son petit gobelet en carton. S’il ne dort pas sur un matelas comme le faisait Judith, il n’en demeure pas moins que tous les jours, je le croise.

Cette année, j’ai osé faire quelque chose d’autre que lui donner quelques pièces ou un ticket restaurant  :  à plusieurs reprises, je suis allée à la boulangerie tout en face, pour lui acheter quelque chose à manger. Vous trouverez qu’il n’y a probablement rien d’extraordinaire en ce geste et vous auriez raison. Seulement jusque-là, je n’osais pas. Comme je vous l’ai dit, je donnais argent et ticket restaurant, mais je n’aurais pas osé faire davantage : peur de l’interaction, du regard des autres aussi… Depuis des mois maintenant, je travaille sur moi pour chasser ces boulets qui m’empêchent d’être moi-même. Je ne dis pas que j’ai totalement réussi, mais en faisant des petits pas à chaque fois que j’en ai l’occasion, je suis en bonne voie.

2. J’ai posé ma candidature pour faire partie d’une association

Cela aussi, je vous en avais parlé dernièrement. L’idée me trottait dans la tête depuis un moment mais une fois de plus, je n’osais pas franchir le cap. Et vous savez pourquoi ? Parce que j’avais peur d’être acceptée. C’est vrai après tout, recevoir une réponse favorable à ma candidature veut dire nouveaux engagements, saut dans l’inconnu, dépassement des limites actuelles de ma zone de confort… cela me faisait bien plus peur que de recevoir une réponse négative. Aussi surprenant que cela puisse paraître, pour beaucoup de gens, le succès fait aussi peur que l’échec. Alors oui, j’avais peur d’être admise. J’ai hésité longuement et puis un jour, j’ai retenu ma respiration et déposé ma candidature.

Figurez-vous qu’elle a été acceptée. Je vais bientôt rejoindre le rang des bénévoles qui, sans être professeurs ou enseignants, aident les personnes incarcérées ou à mobilité réduite, dans des matières aussi différentes que les maths, l’économie, les science, l’anglais, le français…  Je me suis proposée pour un soutien en français, a priori, à destination d’un public incarcéré, dont ce ne serait pas la langue maternelle.  Le défi peut faire peur et sembler difficile mais je pense que chacun a son niveau a quelque chose à offrir, à partager.

3. J’ai appris (je continue d’apprendre) à faire mien ce concept pourtant archiconnu “nous n’avons qu’une vie”.

Je ne sais pas si vous, vous y réfléchissez quelquefois ni si cette petite phrase vous motive à tenter de nouvelles choses ou prendre des risques, mais personnellement, cette année, elle m’a été bien utile. Elle m’a permis de me libérer de pas mal de peurs et d’appréhension,, d’oser par exemple poster ma photo sur Facebook, d’entrer en contact avec des autrices pour leur poser des questions, de fermer puis rouvrir ce blog au risque de passer pour une girouette… C’est vrai, nous sommes tous ici pour un temps limité. A l’instant où nous en prenons vraiment – mais vraiment, conscience, notre regard change, en particulier sur ce que nous pouvons ou ne pouvons pas faire, et sur toutes ces choses, finalement peu importantes, qui jusque-là nous retenait. Au pire, on se trompe, on se ridiculise, on n’atteint pas son objectif, on n’obtient pas ce que l’on veut. Et alors ? Est-ce si grave ? Est-ce une raison pour ne pas le faire ? J’ai compris que non. Tant que cela ne porte préjudice à personne, nous pouvons faire ce qui nous tient à cœur  ; essayer est toujours mieux que regretter.

4. J’ai vécu davantage dans le présent.

Cette année, j’avais pour mantra “enjoy”. Je m’étais dit que je ferais tout mon possible pour apprécier chaque moment. Bon, cela a parfois été difficile, notamment à cause de mes migraines mais j’ai quand même essayé de dédramatiser et d’être reconnaissante, pour des grandes choses et d’autres, toutes simples, parfois évidentes ou peu importantes.

Enjoy c’est pour moi ” profite et savoure”. Cela a été un bon mantra pour 2018 et je pense qu’il sera à nouveau à l’honneur l’an prochain.

D’ailleurs, j’en choisirai 2 autres parce que j’ai trouvé que ça aidait à adopter une attitude positive notamment dans les moments où il est plus facile de se laisser aller à la démoralisation et à l’apitoiement sur soi.

***

En cette fin d’année 2018, la personne que je suis n’est plus tout à fait la même que celle que j’étais à son commencement. Elle a gagné en audace, en sérénité, en sagesse aussi, et tout le monde en a profité, aussi bien la femme, la romancière, la compagne que la maman.

J’aime la personne que je tente de devenir et j’espère pouvoir progresser encore l’an prochain dans cette direction.

Après tout, il est toujours préférable de décider de qui l’on veut être plutôt que d’évoluer sans s’en apercevoir en se laissant simplement balloter par les vents et les turbulences, non ? N’êtes-vous pas d’accord ?

6 réponses pour “Mon évolution personnelle en 2018”

  1. Marie Kléber21 décembre 2018 à 9 h 50 minRépondre

    Complètement d’accord avec toi Maude. Évoluer et se voir évoluer c’est beau!
    Bravo à toi pour être sortie de ta zone de confort. Et oui on a qu’une vie je me le dis aussi quand je doute. Ca ma motive.
    Très belle journée à toi.

    1. Maude22 décembre 2018 à 7 h 30 minRépondre

      Tu as complètement raison Marie, se voir progresser est en plus très encourageant. Nos efforts ne sont pas vains 🙂

  2. CéciliAcidulée21 décembre 2018 à 11 h 39 minRépondre

    Bravo pour ce que tu as accompli ! Je te souhaite maintenant que 2019 soit l’année du GRAND changement…

    1. Maude22 décembre 2018 à 7 h 31 minRépondre

      Lol !!! Oui, je me le souhaite aussi.

  3. Agnès21 décembre 2018 à 16 h 59 minRépondre

    Bravo Maude d’avoir le courage de tenter toutes ces choses qui sont dans des tiroirs dans nos têtes, que l’on remet toujours au lendemain en trouvant des excuses pour ne pas oser…
    Bonne continuation.
    Excellente fêtes de fin d’années !
    Plein de bonnes choses pour l’année prochaine
    Agnès

    1. Maude22 décembre 2018 à 7 h 36 minRépondre

      Merci Agnès,oui on se dit toujours “on verra plus tard” en sachant pertinemment que c’est faux, sauf si un jour, on prend son courage à deux mains.

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