La mort a le don de libérer

La mort.

J’ai commencé ma journée avec elle. Plutôt morbide vous me direz.

J’ai lu un article de Johnny Truant, un type qui a écrit un mini book que j’avais beaucoup aimé et qui s’intitulait The universe doesn’t give a flying fuck about you. Un petit texte sans prétention mais qui a le don de remettre les pendules à l’heure et vous replacer dans la bonne perspective.

Donc, j’ai lu How to live forever. Johnny Truant évoque la mort de son grand-père mais surtout il nous rappelle que notre temps est compté et qu’il nous appartient de faire en sorte que notre passage sur Terre soit significatif. Nous pouvons faire ce que nous voulons de notre vie : la traverser sans lui donner de relief ou la vivre pleinement et tenter d’impacter, d’inspirer, d’influencer ceux que nous côtoyons.

Après cette lecture qui m’a touchée, j’ai eu la bonne idée de regarder dans le train le discours prononcé par Sheryl Sandberg (la directrice des opérations de Facebook) devant les étudiants diplômés de Berkley en 2016.

J’aime beaucoup regarder des discours de personnalités devant les diplômés d’université, je les trouve particulièrement inspirants. Celui d’Oprah Winfrey, d’Arnold Schwarzenegger, de J.K Rowling sont parmi mes préférés.

Je ne savais pas à quoi m’attendre avec Sheryl Sandberg mais dès le début elle a donné le ton “je ne vous parlerai pas de ce que la vie m’a enseignée, je vous parlerai de ce que la mort m’a appris.” Elle a parlé de son mari, mort brutalement d’une crise cardiaque, et du chemin qu’elle a parcouru pour remonter la pente. Elle a terminé en évoquant cette journée où elle s’est retrouvée à pleurer dans sa salle de bains avec une amie en se disant “Il y a un an, à cette même date, mon mari avait encore onze jours à vivre.” (Pour tout vous dire, cette femme m’a émue au point qu’à plusieurs moments j’ai failli verser une larme. )

On ne pense à la mort que lorsqu’elle nous touche de près, plutôt, lorsqu’elle s’empare de l’un de nos proches. On pense rarement à sa propre mort.

Peut-être est-ce une erreur.

Je sais que la plupart des barrières, des obstacles, des peurs qui me figent ou me font reculer, sont mentales. Mais puisque je vais mourir moi aussi, ne serait-il pas plus judicieux de faire ce que j’ai envie sans attendre et sans me préoccuper du reste ? Ne devrais-je pas y aller comme on dit ? Rien de telle que la certitude de mourir pour me rappeler que je dois vivre pleinement sans écouter cette petite voix qui encore trop souvent freine mes élans.

Songer à la mort, présente un autre point positif. Quand vous avez des gens qui grognent, râlent, s’énervent parfois, vous relativisez sacrément ! Ils n’ont pas conscience de ces minutes qu’ils perdent, vous si, et leur mauvaise humeur ne vous atteint pas 🙂

Je vous l’ai déjà dit je crois, j’aime les coups de pieds qui aident à avancer. Et bien savoir que je ne suis pas éternelle, en prendre conscience autrement qu’en disant oui, oui, je sais, nous sommes tous dans le même cas, en est un sacré. Peu importe si je rate, si je tombe ou si personne ne répond, ce qui compte vraiment c’est que je fasse les choses qui ont un sens pour moi (pas de mauvaise interprétation : des choses qui sont légales bien entendu, et qui ne font de tort à personne). Si ça marche, tant mieux, sinon tant pis ;au moins j’aurais été au bout de mon idée et ce sera sans regret.

Mes avancées du jour ?

Elles ne se bousculent pas 🙁

  • quelques changements sur le site, je vais finir par trouver ce qui me convient
  • La femme de l’ombre est aux abonnés absents mais promis Audrey aura son chapitre d’ici dimanche (je ne prends pas trop de risques sur ce coup :))

Mes trois notes positives :

– La mort et Johnny Truant m’ont donné la pêche !
– Voir un jeune homme aider spontanément une femme qui avait un gros sac et une charrette, à descendre les marches à la gare ; c’est idiot peut-être mais chaque fois que je vois une personne venir en aide à une autre, se lever pour lui céder sa place, donner de l’argent à quelqu’un qui fait la manche, je souris.
– Faire l’andouille avec mon fils pendant que je lui donne sa douche, chanter, s’arroser… faire la môme quoi !

A demain… 😉

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