Petite Bio

Je n’ai pas toujours aimé la lecture. Cette passion m’est venue à l’adolescence.

J’ai alors découvert la fiction féminine et une romancière en particulier : Danielle Steel. Ses romans de femmes m’ont marquée au point que j’allais à la bibliothèque municipale faire le plein de ses romans ; j’étais chanceuse, il y en avait sur plusieurs étagères.

À la même époque, j’étais accro aux séries TV, et notamment, aux grandes sagas de l’été.

Il m’arrivait alors d’imaginer d’autres versions des histoires racontées, d’autres dialogues, d’autres scènes. Dans ma tête, je refaisais l’intrigue, la rejouais selon ce que j’aurais voulu voir, ou lire.

Finalement, en venir à l’écriture de fiction a été quelque chose de très naturel.

Comme pour beaucoup d’autres, j’ai commencé par des petites nouvelles sans prétention où je m’amusais à réaliser mes propres rêves, mes propres fantasmes.

J’y insufflais aussi des valeurs qui sont les miennes : l’empathie, la tolérance, la générosité, l’amour.

À l’époque, je ne connaissais ni le développement personnel ni la notion de résilience, mais cette dernière, très prégnante dans les romans de Danielle Steel et plus généralement, dans la women’s fiction, est devenue l’un des piliers de tous mes romans.

Tomber pour mieux se relever. Surmonter ses blessures et ses souffrances pour être heureuse. Transformer le mal en bien, l’épreuve en cadeau, la douleur en force. Voilà le fil rouge de mes intrigues.

C’est précisément autour de ce concept et de ces valeurs que ma plume s’est forgée, que mes histoires sont nées.

L’influence de la télévision et de mes lectures a aussi construit mon style d’écriture : simple, visuel, humain, axé sur les émotions, rythmé par de nombreux dialogues, coloré de juste ce qu’il faut de description.

À 15/16 ans, je me suis lancé un énorme défi : écrire un roman. Un vrai. Avec tout ce qui me plaisait : de l’aventure, du sordide, de l’amour, du dépaysement et du réalisme.

Pendant que les autres sortaient, faisaient la fête, se sociabilisaient, moi, j’écrivais ou fréquentais les bibliothèques. L’image d’une romancière dans sa cave m’allait presque comme un gant.

C’est toujours le cas.

Écrire et puis c’est tout.

Écrire, point barre.

Je me rêvais en romancière à succès, comme Danielle Steel. J’imaginais que ce premier roman m’y aiderait.

Il est resté sur du papier et une disquette pendant un long moment.

Un très, très long moment. Une éternité.

Jusqu’à ce qu’Internet entre dans ma vie et la révolutionne.

Un mot va tout changer : l’autoédition. En 2014, je ressors mon manuscrit et tente ma chance.

La passion, l’engouement pour l’écriture, cette flamme qui m’avait si longtemps animée, s’est remise à brûler très fort. En quelques jours, je renoue avec la romancière qui sommeillait en moi. On aurait pu croire que nous nous étions quittées la veille.

À nouveau, j’écris et maintenant, publie, des romans qu’en tant que lectrice, j’ai envie de lire.

Et le plus beau dans tout ça ?

Ces romans sont lus par des inconnus, critiqués, adorés, appréciés.

Mes lectrices me remercient de leur offrir un super moment de détente, me disent à quel point le voyage a été émouvant, combien ça leur fait plaisir que je parle des femmes et de leurs difficultés, combien parfois elles se reconnaissent dans certaines situations... Parce qu’elles partagent mes valeurs, elles sont touchées.

La sensation est extraordinaire et addictive.

Tout comme l’écriture.

Arrêter encore pendant 20 ans ? Certainement pas.