Quatre choses que j’ai apprises sur le Vietnam

 La découverte est un plaisir aussi subtil et intéressant que la connaissance.

Jacques Lamarche

 

Si vous avez lu quelques uns de mes livres, vous savez que j’aime vous dépayser et vous faire voyager.

Dans Ces rencontres-là, vous partez en croisière. Dans Une rencontre inattendue vous allez au Brésil. La fin de l’hiver  vous emmène au Québec. Sans Modération au Mexique, et Une raison d’espérer en Australie.

Sachez cependant que je n’ai jamais fait de croisière en Méditerranée. Je ne suis pas non plus allée à Rio, au Québec ou au Mexique. Quant à l’Australie, je m’y suis bien rendue une fois mais pas du côté de Perth.

Pour que vous ayez l’impression d’être dans chacun de ces pays, il m’a fallu donc faire un tas de recherches. Je vous l’avoue, j’adore faire ça. Non seulement voir tous ces paysages me fait rêver, mais en plus, j’apprends beaucoup de choses, comme par exemple la pêche blanche ou l’existence d’un petit animal considéré comme le plus souriant du monde : le quokka (cf pour en savoir plus c’est par ici)

Mon roman à paraître, La femme de l’ombre n’a pas échappé à la règle : c’est au Vietnam que vous allez partir.

Tout comme l’une des héroïnes, Alysson, je ne connaissais de ce pays que la baie de Halong (grâce au film Indochine ) et la guerre avec les Américains. A la faveur de mes recherches, j’ai découvert et appris quelques petites choses que je vous partage dans ce billet.

1.Le Vietnam est un pays communiste… oui et alors ?

J’ai toujours pensé que les pays communistes étaient peu ouverts, en particulier aux Occidentaux. Je me suis trompée. Même si nos institutions politiques divergent, ce n’est pas pour autant que le Vietnam est fermé. Bien au contraire, le tourisme, en particulier occidental, y est en plein essor. J’ai ainsi appris que parmi ceux qui le visitaient le plus il y avait les Américains (à la troisième place) et les Français (à la huitième place).

2. Le Vietnam n’est pas que rizières et paysages verdoyants.

Encore un beau cliché que j’ai balayé d’un revers de main lorsque j’ai vu ça :

Con Dao – Vietnam
Da Nang – Vietnam
Arbres à caoutchouc – Vietnam
Da Nang, plage My Khe – Vietnam

Du vert oui, mais pas que.

3. Les légendes sont monnaie courante

Le Vietnam est une terre de contes et de légendes. Dans mon roman, Luc, le héros, raconte à Aly la légende du lac Hoan Kiem (ou lac de l’épée restituée). Pour garder un peu de suspens, je ne vous la dévoilerai pas. En revanche, voici l’une des légendes préférées des vietnamiens :

La Montagne de l’Attente

Cette montagne, connue sous le nom Hon Vong Phu (ou la Montagne de la femme qui attend son mari) est située non loin de Lang Son, tout proche de la frontière sino-vietnamienne. En son sommet se dresse un rocher rappelant la forme d’une femme debout avec son enfant dans ses bras.

Autrefois, dans un village de la haute région, vivaient deux orphelins, l’un, un jeune garçon d’une vingtaine d’années et l’autre, sa sœur n’ayant que sept ans. Comme ils étaient seuls au monde, ils étaient tout l’un pour l’autre. Un beau jour, un astrologue de passage révéla au jeune garçon son avenir avenir: “Si je ne me trompe pas, vous épouserez fatalement votre sœur. Rien ne pourra détourner le cours de votre destin”.

Tourmenté par cette terrible prédiction, le jeune garçon décida un beau matin de tuer sa sœur. Il lui proposa d’aller en forêt couper du boit. Profitant d’un moment d’inattention de la part de sa sœur, il l’abattit d’un coup de hache et s’enfuit.

Il décida de changer de nom et de s’établir à Lang Son.

De nombreuses années passèrent. Devenu homme il épousa la fille d’un commerçant qui lui donna un garçon et le rendit heureux.

Un beau matin, il trouva dans la cour intérieure sa femme assise en plein soleil, occuper à sécher ses longs cheveux noirs.  Au moment où celle-ci fit glisser le peigne sur la chevelure qu’elle soulevait de l’autre main, il découvrit une longue cicatrice au dessus de sa nuque. Abasourdi, il lui en demanda la cause.

Hésitante, sa femme commença à raconter son histoire en pleurant : “Je ne suis que la fille adoptive du commerçant. Orpheline, je vivais avec mon frère. Il y a quinze ans, pour des raisons inconnues, il m’a blessée d’un coup de hache et m’a abandonnée dans la forêt. Des brigands m’ont sauvée puis m’ont revendue à un commerçant qui venait de perdre sa fille et qui a eu pitié de moi. J’ignore ce qu’est devenu mon frère, je ne m’explique toujours pas son geste insensé. Nous nous aimions tellement.”

Maîtrisant son émotion, le mari interrogea sa femme pour connaître le nom de son père, celui de son frère et de son village natal.

Pris par le remords, il eut honte et horreur de lui-même. Il s’efforça de s’éloigner de sa femme et de son enfant et saisit l’occasion d’une mobilisation générale pour s’enrôler dans l’armée. Il espérait secrètement mourir sur le champ de bataille.

Depuis son départ, dans l’ignorance de la vérité, sa femme attendit, patiente et résignée. Chaque soir, elle prit son garçon dans ses bras et grimpa sur la montagne pour guetter le retour de son mari. Elle fit le même geste pendant plusieurs années. Un beau jour, tandis qu’elle se trouvait au sommet de la montagne, épuisée, mais toujours debout, les yeux fixés à l’horizon, elle fut changée en pierre, immobile dans son éternelle attente.

J’ai fait ma curieuse et suis allée voir à quoi ressemblait la montagne Hon Vong Phu :

4. Le spectacles des marionnettes sur l’eau

Alors qu’ils se trouvent à Hanoï, Luc et Alysson assistent à un spectacle de marionnettes. Loin de notre bon vieux Guignol, les spectacles de marionnettes sont au Vietnam un art populaire très prisé. (Il me semble que dans le film Indochine, plusieurs scènes se passent pendant un spectacle de marionnettes mais je n’en suis pas certaine).

Ces spectacles hauts en couleur et accompagnés de musique, racontent la vie quotidienne : la pêche (les poissons sautent hors de l’eau), la mère qui endort son enfant par une berceuse nostalgique, la vie des animaux, des buffles dans les rizières, les hommes à cheval…

J’ai trouvé ça original et plutôt très joli.

J’ai appris d’autres choses sur le Vietnam que vous découvrirez dans La femme de l’ombre.

En attendant, je ne sais pas vous mais, ce pays me donne envie d’aller y faire un petit tour.

Comments

  1. Cécile Gilbert says:

    J’ai bien aimé cette histoire. J’ai hâte de vous lire dans la femme de l’ombre.
    Je vais en Asie en novembre et nous passerons au Vietnam.
    Merci

    1. Maude says:

      Waouh super ! Je crois que vous serez bien dépaysée !

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