S’aérer l’esprit, nourrir son imagination

Hier, je suis allée jouer les touristes dans le quartier de Montmartre. La pluie s’est invitée à la partie, mais j’ai pu constater qu’elle n’a pas calmé l’enthousiasme des gens. Ils étaient là, au rendez-vous, pour admirer l’édifice du Sacré-Cœur, la vue et se promener dans les petites ruelles autour, alternant entre points de restauration et boutique de souvenirs.

Je ne suis pas religieuse pour deux sous, pour autant j’entre dans les Eglises.

Je n’étais jamais rentrée dans le Sacré-Cœur ; voilà, c’est désormais chose faite.

Mieux encore, j’ai assisté à un évènement qui m’a donné la chair de poule. Je ne saurais dire ce que c’est dans le cadre d’une messe vu que je n’y connais rien, mais ils se sont mis à chanter pendant qu’un homme avançait et bénissait les gens dans les allées. L’instant m’a interpellée tant j’ai toujours trouvé ça beau.

D’une manière générale j’ai toujours été sensible aux instants où les gens se rassemblent, dans un même élan du cœur.

Et cette scène, même si elle ne paraîtra jamais dans un de mes romans, a contribué à nourrir ma créativité et mon âme de romancière.

Tout comme les inscriptions que j’ai pu lire au fil de ma promenade, qui, même si je ne me suis pas attardée dessus très longtemps, laisseront une trace dans mon esprit.

Chaque expérience, petite ou grande, chaque émotion, chaque fois que quelque chose m’interpelle, attire mon regard ou mon attention, alimente mon imagination et vient lui apporter du grain à moudre.

C’est ainsi que mes personnages prennent  vie dans ma tête. Ils sont créés à partir de ces instants vécus, de ces choses lues, des toutes ces émotions ressenties et de cette curiosité, piquée à vif, qui me donne envie d’en savoir plus.

Si mes romans ne sont pas autobiographiques, il y a malgré tout une partie de moi dans chacun d’eux ; cette partie justement qui vient de ce que j’ai pu emmagasiner d’expériences diverses et de points de vue, et qui d’une manière ou d’une autre, rejaillit au travers de mes mots.

Quel que soit le roman, cette vérité est immuable.

J’écris ce que j’aimerais lire,

J’écris aussi ce que j’aimerais dire.

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