Une raison d’espérer

Un roman d'amour, un roman d'espoir aussi. Une plongée dans l'indicible, le sordide, l'actualité.

Il lui a tout pris, saura-t-elle tout lui reprendre ?
Lily est une femme maltraitée par son mari.
Depuis cette grossesse que Denis ne voulait pas.
Depuis Charlotte…
Et si en public le couple Châtelain fait rêver, derrière les portes closes, la réalité est tout autre. Non seulement Lily subit la brutalité de son mari, mais elle doit aussi supporter de vivre sans sa fille qu’elle aime pourtant désespérément.
Jusqu’à cette soirée où tout bascule, et cet accord qui conduit les époux en Australie.
A Perth, Lily fait la connaissance de Tate, un vendeur de Harley Davidson.
Son attirance pour lui est immédiate, irrésistible ; elle tourne vite à l’obsession.
La jeune femme osera-t-elle braver l’interdit ultime et tromper Denis ?
De plus en plus jaloux et possessif, celui-ci lui, ne reculera devant rien pour la garder sous son contrôle.
Ira-t-il jusqu’à commettre l’irréparable ? Lily aura-t-elle le courage de relever la tête et de l’affronter ?
Et si en Australie, la jeune femme trouvait enfin une raison d’espérer ?Une raison d'espérer est un roman sentimental qui vous emportera dans un tourbillon d'émotions particulièrement violentes et intenses, le tout dans le décor paradisiaque de l'Australie Occidentale.

Avis de lectrices

Commenter ce roman qui parle de la maltraitance conjugale, c’est au-delà des mots. Je viens de le terminer, et je suis bouleversée, je le finis en larmes, très très émue. Profondément touchée.
Emérance

Maude Perrier aborde dans ce roman époustouflant le sujet grave de la maltraitance conjugale.
Avec virtuosité, elle nous embarque intensément et profondément dans le cycle infernal d'escalade des tensions de la violence verbale, psychologique, physique et sexuelle.
Lis Zabelle

Il existe des livres marquants, certains époustouflants, d'autres restant longtemps gravés dans les esprits ou même dans les coeurs, ce roman réunit tout cela à la fois...
Isachou

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Chapitre Premier

 — Cette robe est vraiment superbe, je l’adore. Peux-tu faire un tour à 360 degrés que je voie mieux ?

— Comment ? Façon ballerine, les bras en l’air et les pieds en pointe ?

— Arrête de plaisanter Lily, ce dîner est très sérieux.

— J’entends bien, toutefois...

En affichant une expression très sévère, il s’approche et me prend par les épaules pour me faire pivoter. Je sens immédiatement son regard acéré mesurer la quantité de dos nu que la robe dévoile ; il s’agenouille même un court instant pour en contrôler sa longueur. Il l’a choisie pourtant, il sait tout cela, mais il n’y a rien à faire, il faut qu’il vérifie à nouveau.

— Peux-tu me montrer ta culotte ?

Cette fois, je manque de m’étouffer.

— Excuse-moi ?

— Le tissu a tendance à te coller un peu lorsque tu marches. Il suffirait que tu aies un string ou quelque chose d’aussi vulgaire, pour que tes fesses soient exposées à toute la société...

Mince, mais pour qui me prend-il donc à la fin ?

— Je ne porte pas de string Denis, je n’y ai même pas pensé.

Ignorant mes protestations, il me fait un geste de la main, me commandant par là-même de la relever.

— Et puisque tu lui trouves ce défaut majeur, autant changer complètement de tenue non ? Ce serait plus simple.

Et surtout moins humiliant ! Franchement ! Où a-t-on vu qu’un homme demande à son épouse de soulever sa robe pour qu’il puisse vérifier la forme, la taille et la couleur de sa culotte ?

— La robe n’a aucun défaut, c’est toi qui as un corps disgracieux et une démarche peu élégante.

Une flambée de chaleur inonde mes joues. Elles doivent être cramoisies de honte et de colère. Lentement, je remonte le vêtement au-dessus de mes hanches, lui laisse deux secondes pour reluquer mes fesses, puis le baisse.

— Comme tu peux le constater, grincé-je, pas de string.

— Change-moi ça quand même, ça ne me va pas. Tes courbes sont trop marquées.

— Mais non, n’importe quoi !

D’un geste un peu brutal, il soulève ma robe.

— Tu te voiles la face Lily, tu as pris énormément. Même avec un collant ça va se voir, il faut tout recouvrir, que ce soit bien uniforme, sans aucun relief.

D’un pas décidé, il fonce dans la chambre et me rapporte une horreur.

— Pourquoi fais-tu la grimace ?

— Avec cette horreur, j’aurai l’impression d’avoir vingt ans de plus. Elle est immonde.

— Cette culotte, me reprend-il aussitôt, évitera que tout le monde ne lorgne sur ton derrière. Mais peut-être qu’en définitive, c’est ce que tu cherches...

Sa voix m’interpelle. Ses yeux s’étrécissent. Ma remarque n’est pas passée. Ou plutôt si, elle est passée, mais elle a été mal interprétée.

— As-tu l’intention de chauffer tous les hommes qui seront à table ?

— Ne sois pas ridicule…

— Où crois-tu que nous allons dîner, dans un bordel ?

— Denis...

— Il y aura toutes les têtes pensantes de Bio Food, à commencer par Serge. L’ambiance sera professionnelle avant tout, alors fait un effort pour réfréner tes ardeurs !

Réfréner mes ardeurs ? Pour qui me prend-il donc ? Une chatte en chaleur ? Je meurs d’envie de lui répondre quelque chose de bien cinglant, mais me retiens. Ce repas et l’introduction boursière de sa société le mettent assez sous pression comme cela. Si je le provoque pour une culotte, la soupape sautera.

— Très bien, cédé-je, en lui décochant un regard que j’espère éloquent. Je ne veux surtout pas te faire te sentir mal à l’aise.

Presque instantanément, son visage se décrispe. La lueur dans ses yeux devient triomphale, un sourire satisfait étire ses lèvres. Il opine puis se détourne et fouille la poche de sa veste. Il en revient avec dans la main, une boîte rectangulaire.

— Tiens, c’est un cadeau.

Dans l’écrin se trouve un bracelet. Le motif central représente deux cercles entrelacés dont l’un est entièrement pavé de diamants brillants sertis à grains, et l’autre est simplement en or blanc. D’autorité, il me l’attache au poignet.

— Il te plaît ?

— Il est très beau, réponds-je sans grand enthousiasme. Merci.

— De rien... bien tout est parfait ainsi.

Tout ? Je suppose qu’il parle de moi, de lui, du couple que nous allons former, de l’image que nous allons renvoyer à ses collègues. Je me demande quand même pourquoi il se donne autant de mal. Pourquoi ma tenue ou les bijoux dont je me pare, lui importent autant puisque de toute manière, les gens le regardent déjà comme un demi-dieu ? C’est néanmoins un fait : Denis ne laisse jamais place au hasard. Que ce soit lors de sorties entre amis ou à l’occasion de repas d’affaires, il supervise toujours tout. Il régente ma coiffure (des chignons bun la plupart du temps, il déteste mes cheveux lâchés qui selon lui me donnent un air de souillon), vérifie mon maquillage, contrôle la longueur de ma robe - robe ou jupe, il a horreur des femmes en pantalon -, et détermine quels bijoux je dois porter. Je dois le mettre en valeur sans lui faire d’ombre. Alors il décide, et j’ai pris l’habitude de le laisser faire. Pour autant, le coup de la culotte, il ne me l’avait encore jamais fait. J’imagine qu’à évènement particulier, attitude démesurée... une partie de moi en est révoltée, l’autre, la plus grande, s’en moque. Porter telle ou telle robe, telle ou telle bague ? Au fond cela m’est égal ; la soirée n’aura de toute façon pas plus de saveur que les autres. Bon, j’exagère, quelquefois je passe un moment agréable. Je parle volontiers, bois un petit verre, souris davantage. Il m’arrive même de rire ou de faire rire mes interlocuteurs. Malheureusement lorsque ceux-ci sont masculins, Denis voit rouge et dès que les portes de notre appartement se referment, je paie mon oubli…

— Parfait oui.

Sa langue effleure le lobe de mon oreille, ses mains descendent sur mes fesses. Il me presse contre lui pour me faire sentir sa satisfaction grandissante.

— Il est superbe ce bracelet n’est-ce pas ?

— Oui, réitéré-je, les yeux sur la pendule à chiffres romains posée sur un piédestal en marbre. Denis, nous allons être en retard.

— On va le faire Lily.

Sa main glisse dans la mienne. Il m’entraîne dans le petit salon puis vers le canapé.

— J’ai besoin de me sentir au meilleur de ma forme.

On ne va rien faire du tout Denis, tu vas faire.

 

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