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La première partie d'une romance contemporaine moderne qui vous emmènera de Rio de Janeiro à New York.

A trente-trois ans, Alexandra est une femme brisée. Une mère inconsolable. Suicidaire et dépressive, elle ne croit plus en ses chances de bonheur. Mais lorsqu’à Rio, son chemin croise celui du beau Frank Kennedy, et de Pietro, un petit garçon malade et victime de la cupidité humaine, ses certitudes sont brutalement remises en cause. Confrontée à des émotions, des sentiments, qu’elle ne pensait plus jamais éprouver, Alexandra devra faire des choix. Acceptera-t-elle de venir en aide au petit Brésilien malgré sa souffrance ? Se laissera-t-elle séduire par Frank Kennedy au point de perdre pied ? Osera-t-elle saisir cette seconde chance que lui donne la vie ou passera-t-elle son tour ?
Il s’agit là de première partie de ce roman dont l’histoire se déroute à Rio de Janeiro.

Avis de lectrices

C'est fort, c'est puissant. L'auteure nous entraîne ailleurs. Loin de notre zone de confort. En découvrant un pan de l'histoire poignante de son héroïne, on a le cœur au bord des lèvres et les larmes aux yeux. Heureusement, un homme veille à proximité qui nous promet de belles scènes d'amour-passion. L'auteure a l'art de créer des atmosphères et de d'entrer dans la psychologie des personnages. On ne ressort pas indemne de ce récit et on a hâte d'en connaître la suite.
Marie
Les personnages sont complexes, torturés et attachants. L'intrigue est originale et sert bien la rencontre entre Franck et Alexandra. Pas de mièvrerie et c'est vraiment très bien écrit. Un lien à la fin de la 1ere partie du roman renvoie au site de l'auteure pour demander l'envoi de la 2eme partie. Je l'ai reçu en moins d'1/2 heure. Je vais, de ce pas, à la découverte de ses autres romans avec un plaisir anticipé.
Emma
j'ai pris ce livre et j'ai adoré l'histoire, elle est bien faîte et les personnages sont attachants. Je me suis achetée la deuxième partie que j'ai presque terminée.
Emma

Un avant-goût du voyage que vous ferez

Où se procurer Une rencontre inattendue Partie 1?

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Lire un extrait

 Chapitre Premier

En tirant d’un coup sec sur la fermeture éclair de son sac de voyage, Alexandra se figura la lame aiguisée d’un couteau tranchant sa gorge d’une oreille à l’autre. L’image, brutale, avait de quoi faire froid dans le dos ; elle amena simplement un sourire désabusé sur ses lèvres. Après six longues et interminables semaines passées en ville, il lui était difficile de repousser toutes les idées morbides qui affluaient à son cerveau.

Machinalement, son regard se porta sur la forêt de gratte-ciel illuminés qu’elle apercevait depuis la fenêtre de son salon.

New York.

Sa ville. Son paradis. Et depuis quatre ans, le théâtre de son enfer.

Elle en avait pourtant tellement rêvé ! Depuis qu’une ancienne de son foyer avait relaté comment sa vie avait tourné au conte de fées, ici, à New York, elle n’avait eu qu’un seul objectif : s’y rendre pour y connaître le même destin.

Elle avait eu quelques bons moments. Pour être honnête, elle avait même vécu dans cette ville les plus belles années de toute sa vie. New York, clémente, lui avait tout donné. Puis New York, impitoyable, lui avait tout repris, et l’avait laissée pour morte.

Les yeux alourdis de tristesse, la jeune femme se détourna lentement de la fenêtre pour empoigner son sac de voyage et celui contenant ses deux appareils photo.

Dans le taxi, elle échangea quelques banalités avec le chauffeur ; au bout d’un moment, New York, ses grattes-ciel, ses lumières et ses ponts se retrouvèrent derrière elle, et dans son sac, son téléphone portable vibra.

Un sourire affectueux s’étira sur ses lèvres.

— Je te manque déjà ?

— Nous n’avons pas vraiment eu le temps de nous parler. Je rentre à peine et tu pars. Je voulais encore une fois te remercier d’être restée à la galerie avec Sam. Je sais à quel point cela a dû être pénible pour toi…

— Ne t’inquiète pas Tim, tout s’est très bien passé. Sam est un assistant en or. Et finalement, après tout ce temps, je crois que New York n’est plus si invivable.

À l’autre bout du fil, Tim fit la moue mais ne répondit rien. Qu’aurait-il bien pu lui dire sinon que son empressement à s’envoler pour l’Amérique du Sud, établissait précisément le contraire ? 

— À propos de Sam, il m’a rapporté qu’il t’avait quelques fois déposée au Marble Cemetery… Quelquefois ? Plutôt tous les jours, pendant six semaines.

— Je suis rarement en ville aussi longtemps, se justifia Alexandra sans le corriger. Et j’ignore quand je serai de retour.

Tim grimaça à nouveau.

— Puis-je compter sur ta présence à mon mariage ?

— Bien sûr, il est hors de question que je rate ça.

Le ton ferme, catégorique, qu’elle avait pris suffit à le rassurer.

— Alex, dans l’avion j’ai lu le dernier numéro du magazine Art. Ils ont interviewé Harry Parker et lui ont demandé quels étaient à son avis, les photographes les plus talentueux de New York. Tiens-toi bien, tu es dans son top 5. Tu devrais lire ce qu’il dit de toi, cela vaut vraiment le coup.

À l’évocation d’Harry Parker, le critique le plus réputé de New York, Alexandra sentit les traits de son visage se durcir. Gardant le silence, elle laissa son ami poursuivre :

— Je sais qu’il n’a jamais été très objectif, qu’il t’a fait beaucoup de mal, qu’il nous a fait énormément de tort, mais j’ai comme l’impression qu’il a décidé d’arrêter son petit jeu de massacre.

— Décidé ? répéta Alexandra avec tant de sarcasmes et d’amertume que l’atmosphère dans le taxi en devint oppressante. Tu veux dire tout seul, comme un grand ?

— Ça, je l’ignore. Mais il me semble, il me semble Alex, que ce revirement n’a pu être fait sans l’aval de Steve. Je veux dire… Tu sais comment les choses ont fonctionné ces dernières années, Parker n’a pas publié une seule ligne à ton sujet sans qu’il lui en ait référé.

En retour de ses premières observations, Tim ne reçut qu’un grand silence.

— Alex ?

— …

— Alexandra ? Tu es toujours là ?

— Qu’est-ce que cela peut bien vouloir dire à ton avis ? Que c’est fini ? Qu’à ses yeux j’ai assez payé ? Une telle chose est possible tu crois ?

Sa voix si pleine de détresse serra le cœur de Tim.

— C’est la sensation que j’ai eue à la lecture de cette interview. Je pense que maintenant qu’il a emménagé avec sa copine, il est prêt à mettre un point final à votre histoire.

— Il va l’épouser ?

— C’est ce que se dit à Hollywood.

Alexandra prit la nouvelle avec beaucoup de sérénité. Elle avait toujours su que Steve ne resterait pas seul indéfiniment. Il était bien trop jeune et séduisant pour cela. Et bien trop fier aussi pour rester sur l’échec cuisant de son premier mariage.

— Il a bien raison de recommencer. Il a assez souffert.

— Oui, approuva Tim. Ce serait aussi une très bonne chose que tu en fasses autant. Toi aussi tu as assez souffert.

La jeune femme accueillit sa remarque par un petit rire sans joie. Depuis son divorce, elle avait eu quelques aventures et toutes s’étaient rapidement terminées. Pour une raison ou pour une autre, elle n’avait gardé aucun des hommes qu’elle avait accepté de fréquenter.

— Si tu le voulais vraiment, tu trouverais sans peine un type intelligent qui comprendrait tout. Seulement pour cela il faudrait que tu y mettes sérieusement du tien et que tu arrêtes de courir le monde en risquant ta vie comme tu ne cesses de le faire. Durant mon séjour en Californie je me suis un peu documenté sur la région de Pará. Ô surprise, l’endroit est réputé dangereux, surtout si tu envisages de t’attaquer aux bûcherons qui exploitent illégalement la forêt.

— Ne t’inquiète pas pour moi tout ira bien. Jusqu’à présent je suis toujours revenue non ?

— Oui, confirma Tim sombrement, mais un jour tu ne reviendras pas. Je ne suis pas dupe Alex. Ça fait des années que je te connais l’aurais-tu oublié ?

— Cela fait douze ans, bientôt treize, le taquina Alexandra en saisissant cette occasion de changer de sujet. Je me demande d’ailleurs si je peux me servir de cet argument pour demander à ta future femme qu’elle me rende la place. Après tout je t’ai vu la première.

Tim ne se laissa pas abuser mais il renonça à remuer le couteau dans une plaie qu’il savait béante.

— Fais attention à toi c’est tout ce que je te demande. Téléphone-moi une fois arrivée à Rio, et ne t’en vas pas à Marabá sans prévenir OK ?

— Oui patron. 

— Et n’oublie pas non plus de rentrer pour mon mariage.

— Promis.

 

Arrivée à l’aéroport, sans bagage à enregistrer, Alexandra prit le temps de fumer deux cigarettes avant de rentrer dans le terminal et de se rendre, à l’écart de la foule des passagers, dans l’un des salons privés, le magazine Art qu’elle venait d’acheter sur les genoux. Elle le considéra un moment mais ne put se résoudre à lire l’article évoqué par Tim. Son besoin de fumer à nouveau, d’anticiper peut-être le manque de nicotine qu’elle ressentirait fatalement une fois dans les airs, de calmer aussi et surtout ses nerfs à vif, la fit ressortir immédiatement.

L’air extérieur, le ballet incessant des véhicules, l’agitation générale l’apaisèrent un peu sans parvenir pour autant à contenir toutes ses émotions ; pour cela il n’y avait pas grand-chose à faire. Car à chaque fois qu’elle se trouvait ici, la même chose se produisait. Elle éprouvait toujours cet incommensurable soulagement, et toujours aussi, cette amertume tenace. Elle avait eu la naïveté de croire que l’aéroport John F. Kennedy était une espèce d’antichambre du bonheur, et qu’il suffisait de passer de l’autre côté de ces portes à ouverture automatique par lesquelles passaient chaque jour des dizaines de milliers de d’hommes, de femmes et d’enfants, pour enfin être heureuse. Forte de cette conviction, elle avait tout fait, tout ce qui avait été exigé d’elle, pour pouvoir les franchir. Elle qui venait du Vieux Continent, pas même d’un pays anglophone, avait payé de son sang, de son corps et de ses larmes son droit de passage. Pour au final, avoir des années plus tard, pris si souvent l’avion dans l’autre sens qu’avec ses points fidélité, elle était en mesure de voler toutes les semaines, pendant des mois, sans avoir à payer le moindre billet.

 

Dans l’avion elle se décida à lire l’interview d’Harry Parker. Tim avait eu raison. Les propos du critique d’art tranchaient nettement avec tout ce qu’il avait pu dire et écrire jusque-là. Il admettait, pour la première fois, qu’elle avait un vrai talent, et reconnaissait même qu’elle était l’une des valeurs sûres de la profession. Publiquement il faisait ainsi son mea culpa. Alexandra pourtant n’en tira aucune satisfaction d’aucune sorte. Depuis longtemps elle savait que cet homme travaillait pour Steve. Il était devenu l’instrument de la vengeance que son ex-mari continuait d’assouvir depuis la Californie où il s’était installé, si bien que depuis quatre ans, chacune de ses expositions était clouée au pilori médiatique, placée au centre de polémiques et de dénonciations virulentes, menacées de censure et de procès, le tout personnellement lancé par Harry Parker. 

Ce brusque revirement fut donc accueilli avec une grande indifférence. Elle n’éprouvait plus ni pour l’homme, ni pour ses avis, le moindre respect. Peu lui importait qu’il vînt voir son travail. Autrefois essentielle pour elle, son opinion désormais ne comptait plus. Qu’il refuse de lui reconnaître le moindre talent, qu’il stigmatise ses clichés en apposant des commentaires assassins en face de chacun d’eux s’il le voulait, elle s’en moquait : Harry Parker avait définitivement perdu tout crédit à ses yeux.

Cela ne l’empêcha pas pour autant de penser à lui tout le vol durant. À lui mais aussi et surtout à Steve qui refaisait sa vie là-bas, à Malibu, aussi loin d’elle que possible. Il semblait de nouveau heureux avec cette actrice très populaire dont le dernier film avait, paraît-il, fait exploser le Box-office, et dont toute la presse parlait comme de la prochaine lauréate d’un Oscar. En pleine réussite, le couple suscitait l’engouement. Alexandra dut reconnaître qu’elle était à mille lieues d’avoir su se reconstruire une existence aussi brillante. C’était même tout le contraire. Elle n’avait plus de vie sentimentale, sa vie sociale était réduite au strict minimum et sa vie professionnelle était remise en cause à chaque nouvelle exposition. Là où Steve avait su faire preuve de courage pour tout recommencer, elle avait totalement baissé les bras. En récompense de ses efforts, il avait retrouvé l’amour tandis qu’elle guettait impatiemment la mort.