Les vacances sont finies paraît-il.

Eh oui, rentrée en France après deux semaines aux Canaries, retrouvailles avec le réveil, les transports en commun, le bureau… les paysages de Ténérife sont bel et bien derrière moi.

De ce séjour, je retiens qu’il fut une aventure, extérieure comme intérieure.

Il y a eu des moments d’émotion, comme le premier vol de mon fils, son bonheur dans le parc aquatique, les spectacles d’animaux auxquels j’ai pu assister.

Des moments de peur aussi, avec Masca… lors de mon premier séjour, 7 ans plus tôt, j’avais gardé de l’expérience le souvenir d’un enfer, d’un repousse limite parce que crapahuter pendant 3 heures sous un soleil de plomb, sans eau mais avec un début de migraine, ce n’était vraiment pas ça. Je n’avais pas oublié la “balade” de Masca, mais j’avais oublié la route, celle qui serpente, qui monte, qui fait trembler à chaque nouveau virage, celle surtout qui est à double sens. Nous voilà face à un car de touriste. ça passe oui, mais j’ignore encore comment. Masca je crois, est gravé à jamais dans ma mémoire.

La peur encore, avec mon fils qui ne sait pas nager, qui a des flotteurs qui précisent bien “ne protège pas de la noyade”, et qui pourtant saute d’un bateau en pleine mer, malgré mes cris et ceux de son père. Le personnel ne le trouve pas trop petit pour faire le grand saut en tyrolienne. A vrai dire, il ne se pose pas de question. Il lui accroche les mains et le balance pour qu’il saute. Plouf le voilà dans une eau fraiche où il n’a absolument pas pied. Il ne panique pas pourtant, il rit presque. Son père a plongé sans attendre pour aller au plus près, au plus vite. La peur pour les parents, l’amusement pour le fils qui y est retourné deux autres fois !

Les coups de cœur pour ces dauphins et ces orques. Je ne suis pas fan des zoos et je sais que l’envers du décor des spectacles aquatiques est loin d’être rose. Pourtant puisque l’occasion s’est présentée, je ne l’ai pas snobée. Pour le première fois de ma vie, j’ai assisté à un spectacle de dauphins, un autre d’orques et un troisième de lions de mer. Les animaux m’ont impressionnée mais là où les spectateurs poussaient des ah ! et des oh !, pendant qu’ils applaudissaient et sifflaient leur admiration, moi, je regardait cette femme avec son sifflet entrer en communion avec l’animal qu’elle dressait. Et quelque part en moi, est née cette envie d’écrire là-dessus. Je ne saurais vous expliquer mon sentiment mais à Ténérife, la romancière que je suis n’était pas en vacances. Elle était en alerte, à l’écoute de sa tête mais surtout de ces émotions qui la traversaient, en particulier durant ces spectacles.

L’intérêt pour le volcan qui domine l’île, le paysage étrange tout autour de lui, le questionnement … et s’il se réveillait ? La curiosité en visitant un charmant village qu’un autre volcan a ravagé au début du 20eme siècle… ou comme une envie de revoir le Pic de Dante.

La confirmation – si besoin en était – que la nature est vraiment extraordinaire et que tous les jours on en apprend.

L’étonnement devant l’addition pour trois repas, deux bières et un coca : moins de 15 € Même dans la zone très touristique de Los Cristianos, moins de 50 € !

J’avais envie de vivre ces vacances en en tirant une plus-value chaque jour, et ce malgré la chaleur qui me faisait courber l’échine, malgré la surexcitation permanente du fiston et l’agacement prononcé du père qui me faisaient plier les genoux.

Je ne suis pas déçue du voyage. Si je n’ai pas aimé la peur, j’ai adoré ressentir la fierté pour un fils téméraire, l’admiration pour un conducteur vraiment excellent, le plaisir devant ce dauphin qui donnait l’impression de tout le temps sourire, l’estomac qui se noue devant la complicité manifeste entre un humain et un poisson… l’aventure était belle.

Je vous offre pour finir voici quelques photos dont certaines que vous avez peut-être déjà vues sur facebook ou Insta.

                     

 

 

 

 

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